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Pourquoi vous devriez vous demander si votre manager sait (bien) danser

Ouest-France ·
Pourquoi vous devriez vous demander si votre manager sait (bien) danser

Qu’est-ce qu’un bon danseur de salsa ? Un danseur qui connaît parfaitement les figures et les enchaîne en rythme, qui guide sa partenaire tout en lui permettant d’improviser, qui maîtrise l’espace, sait capter la lumière et le regard des spectateurs et, bien sûr, qui endosse la responsabilité du moindre faux pas.

Cette description peut être transposée sans difficulté à l’art de diriger. De la même manière que les danseurs de salsa ou de tango, les leaders, en effet, doivent être capables de tracer leur voie d’un pied ferme, imperturbables et souriants, mais avec tous les sens aux aguets, connectés de mille façons à des environnements instables, complexes et mouvants. Aucun leader n’agit seul : il évolue dans un système de relations, de contraintes et d’opportunités interdépendantes.

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La danse, comme formation au leadership ? La suggestion peut sembler osée, mais, en réalité, elle est plus pertinente qu’on ne l’imagine et enseigner ainsi sur le dance floor l’art de diriger se révèle une idée fructueuse.

Comme le danseur sur la piste, le leader, en effet, doit être totalement présent dans l’action, se sentir dans le flow . Pas question de relâcher l’attention, d’être là et ailleurs à la fois. Pour parvenir à cette concentration et à cette disponibilité, il doit, évidemment, s’être entraîné pour maîtriser les pas… pardon, maîtriser les règles de son métier.

L’esprit suffisamment libre, il peut ainsi rester en alerte, suivant en permanence les évolutions du marché (la musique et son rythme), les réalités du terrain où il évolue (la piste) et les actions de ses concurrents (les couples avec lesquels il partage la piste), tout cela sous le regard des parties prenantes (les spectateurs).

Il doit enfin réussir à guider ses collaborateurs (partenaires) en posant le cadre, mais en leur laissant de l’espace pour déployer leur créativité, rayonner, s’épanouir.

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En filant jusqu’au bout cette métaphore de la danse, nous avons identifié six connexions que le leader doit veiller à cultiver pour arriver à bon port sous les bravos du public.

La connexion du danseur avec son corps, ses émotions, tout d’abord. Pour diriger, il importe de se connaître, de savoir identifier ses points forts et ses limites personnelles, d’être bien ancré. Ce n’est pas une activité purement cérébrale.

La connexion entre partenaires sur le dance floor est aussi inspirante. L’un conduit et l’autre suit. Les rôles sont différenciés, mais rien n’est possible sans confiance mutuelle entre les partenaires, sans écoute active ni réactions rapides aux signaux envoyés.

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Une pression très légère de la main sera suffisante pour faire tourner telle danseuse, tandis qu’une débutante aura besoin d’un geste plus appuyé. On expérimente sur le dance floor cette relation subtile.

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