Rugby. La préparation mentale, un « petit supplément » qu’il faut bien cibler, estime le sélectionneur des Bleues
« L’Australie c’est très solide », a averti jeudi le sélectionneur du XV de France féminin, François Ratier, au sujet des « Wallaroos », que les Bleues affronteront samedi 19 septembre à Aix-en-Provence, dans le cadre des WXV Global Series, après leur défaite 28-14 à Lyon contre les Néo-Zélandaises :
« C’est très solide l’Australie. Les nations du sud et toutes les nations anglo-saxonnes c’est physiquement très solide, très direct. Contre la Nouvelle-Zélande, les joueuses l’ont senti dans leur corps. Mais l’Australie c’est encore plus physique. Donc les deux ou trois trous en défense contre la Nouvelle-Zélande, il ne faut pas qu’on les ait contre l’Australie. »
Comment expliquez-vous ces erreurs défensives contre les Blacks Ferns ? Et qu’avez-vous travaillé après cette défaite ?
« C’étaient des moments d’inattention, ce n’est pas lié au système en lui-même, c’est plus des joueuses qui se sont un peu oubliées sur des moments clés. […] Nous avons travaillé la touche notamment, c’est une évidence. Mais on a aussi modifié quelques circuits offensifs. Après, on était sur un premier match, qui nous a donné évidemment plus d’enseignements qu’un entraînement. […] Il faut qu’on soit beaucoup plus précises sous la pression, on y travaille, on est dans un processus long, mais on a beaucoup d’indicateurs positifs. Après il faut gagner ! »
Pourquoi le retour d’Emilie Boulard, que vous n’aviez pas encore retenue ?
« Elle a eu un Tournoi (des six nations) difficile, j’avoue que je n’étais pas toujours le porteur de bonnes nouvelles, ça, c’est le job (de sélectionneur). Mais on a beaucoup travaillé sur ce qu’il lui restait à faire. Le Tournoi n’était pas son moment, et là elle a retrouvé beaucoup de choses positives. C’est une joueuse grande, bonne sur les ballons aériens, et dans la fluidité aussi, qui peut couvrir très vite 100 mètres, avec des grandes cannes. Et elle a plusieurs sélections (41 capes en bleu), c’est une joueuse de l’équipe de France qui connaît son boulot. »
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« On a entamé un processus d’évaluation des besoins du groupe à ce niveau, et on a déjà eu une intervention en imagerie mentale parce qu’on pense que cela peut nous permettre de progresser techniquement. Là on en est encore au stade de l’évaluation, quelle partie de la préparation mentale serait importante pour notre équipe. La préparation mentale ça vous fait gagner les 10 % qui vous manquent parfois. […] Mais ce petit supplément il faut bien le cibler, ce n’est pas une poudre magique. »
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