Guerre au Moyen-Orient : des civils iraniens pris en étau ; Mahmoud Abbas privé de visa pour l’ONU
L’Iran a donné jeudi 17 septembre 48 heures à un diplomate suédois en poste à Téhéran pour quitter le pays après la décision la veille de la Suède de renvoyer un membre de l’ambassade iranienne à Stockholm.
« L’ambassadeur de Suède a été convoqué au ministère des Affaires étrangères » à Téhéran pour dénoncer cette décision « injustifiée et contraire au droit international » , a déclaré la diplomatie iranienne dans un communiqué diffusé par la télévision d’État.
Les autorités suédoises avaient accusé mercredi l’Iran de mener « depuis longtemps des activités en Suède et contre la Suède, visant aussi bien les personnes qui s’opposent au régime iranien que divers intérêts juifs et israéliens dans notre pays » .
L’Autorité palestinienne a dénoncé une « décision injustifiée » après le refus des États-Unis de délivrer des visas à ses dirigeants, dont Mahmoud Abbas , pour participer à l’Assemblée générale de l’ONU la semaine prochaine.
Dans un communiqué, le ministère des affaires étrangères de l’Autorité palestinienne dit « rejeter » cette décision américaine, jugeant qu’elle « va à l’encontre des efforts pour rebâtir la confiance, et développer les relations palestino-américaines » .
La population civile iranienne se trouve prise au piège entre une répression étatique « extrême » et l’impact de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines, ont alerté des enquêteurs de l’ONU.
Les civils « sont pris entre de graves violations des droits humains et des crimes contre l’humanité commis par leur propre gouvernement, et le conflit meurtrier opposant le pays aux États-Unis et à Israël » , a déclaré la Mission internationale indépendante d’établissement des faits sur l’Iran.
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