Victime de violences conjugales, une femme est expulsée du logement familial par la police et privée de la garde de sa fille
Fin juillet, Sarah H., 38 ans, a été sortie de force, en peignoir, sans préavis, de la maison dont la jouissance lui avait initialement été attribuée par la justice. Elle venait de perdre la garde de sa fille au profit de son ex-conjoint, pourtant condamné pour violences conjugales.
« M ême « Même un chien, on ne le traite pas comme ça » , dit Sarah H. Dimanche 26 juillet, un équipage de la brigade anticriminalité débarque chez elle peu avant midi, accompagné de policiers municipaux d’Ormesson-sur-Marne (Val-de-Marne), venus « en soutien » . Cela fait alors un an que Sarah H. habite dans le domicile familial appartenant à son ex-conjoint, Sébastien L., condamné en juin 2025 à dix mois de prison assortis de vingt-quatre mois de sursis probatoire pour violences conjugales devant mineure – sa fille aînée, née d’une première union.
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