« Comment on va faire ? » : Marine Tondelier, enceinte d’un « bébé miracle » poursuit sa campagne pour la présidentielle
Quand elle a su qu’elle était enceinte, même si elle a été saisie d’un « vertige », la question de poursuivre la campagne « n’a jamais été remise en question », explique-t-elle. Mais il a fallu se projeter sur « comment on va faire ».
La cheffe écologiste, dont la grossesse n’était pas programmée, a annoncé fin mars être enceinte de trois mois d’un « bébé miracle », après une fausse couche et un parcours de PMA et de FIV infructueux.
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« Une campagne enceinte, c’est sportif », avait-elle confié juste après les élections municipales, au cours desquelles elle a souvent « vomi dans les toilettes des TGV » qu’elle prenait pour soutenir les candidats écologistes.
Des prétendants à l’Élysée, elle est l’une des plus actives sur le terrain, et enchaîne cet été les déplacements. « Mais je ne demande pas à tout le monde de faire comme moi », sourit-elle.
En juillet, à son septième mois de grossesse, l’élue des Hauts-de-France de 39 ans a parcouru la France en van électrique, en pleine canicule mais avec son dossier de grossesse sous le bras.
Seule concession : elle a écourté son périple (ne faisant que 24 des 26 étapes) en raison des fumées des incendies de Gironde, très nocives pour les femmes enceintes.
« C’est crevant », expliquait-elle, lors de la première étape de son tour de France, mais « moins que d’être à Paris », où ses tentatives pour organiser une primaire avec le Parti socialiste ont échoué.
Mener une campagne présidentielle enceinte, puis avec un nourrisson, est une première en France, fait valoir la candidate.
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Mais elle se dit « très bien suivie ». Et promet dans la Tribune dimanche, « tant que c’est raisonnable », de continuer à faire campagne et porter « les sujets de santé des femmes, de santé reproductive, de lutte contre l’infertilité, d’accès à la PMA (procréation médicalement assistée) et au DPI-A », le diagnostic pré-implantatoire qu’elle est allée faire en Belgique, car il est interdit en France.
Sur le terrain, sa grossesse a été « bien reçue » par l’opinion, remarque-t-elle, et lui a permis un lien différent avec les Français : on l’interroge pour connaître le sexe du futur enfant (un garçon), ou la date de l’accouchement.
Marine Tondelier, déjà mère d’un garçon et dont l’accouchement est prévu fin septembre, n’a pas encore déterminé combien de temps durera son congé maternité, au cours duquel, une équipe assurera l’intérim : « Je m’adapterai », dit-elle à la Tribune Dimanche. « À la santé du bébé et à la mienne. Il y a des priorités. Même en campagne présidentielle ».
Pour les journées d’été de son parti, jusqu’à samedi à Grenoble, tout est déjà organisé : « Il y a une clinique à 7 minutes, et un hôpital avec une maternité à 15 minutes », explique son entourage qui a aussi mobilisé un chauffeur et une voiture.
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