Le jeu WikiMasters transforme les pages Wikipédia en un véritable jeu de cartes à collectionner
2 773 685. Pour le moment. C’est la somme pharaonique de cartes qu’il est possible de collectionner sur le jeu W ikiMasters . Soit, plus ou moins, le nombre total d’articles Wikipédia disponibles en français. Y a-t-il une corrélation entre ces deux nombres ? Tout à fait, puisque WikiMasters , lancé fin mars 2026 et qui connaît un essor important ces dernières semaines, se base justement sur les données de l’encyclopédie en ligne pour en faire un jeu de cartes à collectionner en ligne XXL.
Ouest-France , le port de Brest, Pi, François Damiens, Anakin Skywalker, la petite commune de Nauvay (12 habitants), les 24 Heures du Mans 1966, l’aigle royal, l’acupuncture, l’Affaire Dupont de Ligonnès… absolument tous ces termes, ayant une page Wikipédia francophone, sont disponibles dans le jeu. Ce qui explique aussi que le jeu soit interdit aux moins de 18 ans, certaines cartes ayant en photo de couverture du contenu inadapté aux mineurs.
Plus l’article Wikipédia est consulté, et plus sa carte aura de valeur. Six différents niveaux de rareté sont utilisés pour les classer, allant de commun (moins de 50 vues par mois) à légendaire (plus de 20 000 vues par mois). Et pour obtenir ses premières cartes, rien de plus simple : il suffit de cliquer sur le paquet qui s’affiche en allant sur le site, duquel sortent cinq exemplaires différents. L’utilisateur débloque un paquet toutes les dix minutes, et peut en cumuler dix maximums.
Ces cartes sont alors échangeables à d’autres utilisateurs. Il existe également un marché permettant d’enchérir sur les pièces les plus rares. Enfin, une mécanique de batailles a été intégrée au jeu, s’appuyant sur les statistiques des cartes. Mais la culture générale des joueurs est aussi mise à rude épreuve puisque lors du duel, un QCM de trois questions se génère à partir des informations de la page Wikipédia de la carte utilisée. Si la réponse donnée est fausse, alors des dégâts sont infligés au joueur s’étant trompé.
L’interface est simple et la déclinaison est possible en application, permettant une prise en main rapide. En bref, un bon moyen de s’amuser tout en s’instruisant et sans dépenser un euro, bien que le jeu ait inclus une option premium à près de dix dollars canadiens (soit un peu moins de 6,50 €).
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