Poussés par l’ambition de se «démocratiser», des musées exposent l’étendue de leurs réserves
De Londres à Rotterdam, des musées ont décidé, ces dernières années, d’offrir l’intégralité de leurs collections au regard du public en ouvrant des dépôts. L’expérience est spectaculaire, mais elle interroge aussi sur un renoncement à articuler un discours précis sur ces objets de la part d’institutions de plus en plus contestées.
L ondres Londres (Royaume-Uni) et Rotterdam (Pays-Bas).– Avant d’entrer dans la réserve, il faut nettoyer ses chaussures, à tour de rôle, sur un long ruban adhésif. À l’intérieur, il est demandé de rester groupé·es, le temps de la visite guidée avec une conservatrice. Un agent de sécurité ferme la marche. La visite en anglais se déroule à heure fixe une fois par jour. Elle dure dix minutes à peine, afin de ne pas altérer l’air des lieux. Le cortège ne dépasse jamais treize personnes.
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