Actualité : Virtual Browser : c’est quoi ce navigateur web ultra-sécurisé adopté par le ministère des Affaires étrangères ?
Pour naviguer sur Internet sans compromettre la sécurité de leurs données, plusieurs entités, dont Thales, Dassault Aviation ou encore le ministère des Affaires étrangères, ont opté pour une solution 100 % française nommée Virtual Browser . Une couche de sécurité non négligeable pour les infrastructures critiques, qui s’ajoute à n’importe quel navigateur web. Voici comment ce système fonctionne.
À la mi-juin 2026, BFM Tech a relayé les détails autour de Virtual Browser , certifié par l’Anssi pour naviguer sur Internet dans les entreprises les plus sensibles et même au cœur des instances stratégiques de l’État. Fruit de cinq ans de recherche et développement chez l’entreprise lyonnaise CommonIT , il ne s’agit pas réellement d’un navigateur comme son nom pourrait le faire croire. En vérité, nous sommes plutôt face à une surcouche invisible en apparence, mais qui vient directement s’intégrer à Google Chrome , Firefox, Safari ou encore Microsoft Edge.
Pour cela, un système d’isolation totale est mis en place pour protéger contre les cyberattaques web. Lorsque l’utilisateur consulte un site, la page est exécutée virtuellement sur un serveur distant, qui ne renvoie qu’un simple flux visuel. Si le site visité est piégé ou vérolé, la menace reste ainsi confinée à distance sans jamais atteindre la machine physique utilisée pour naviguer.
En cas de tentative d’hameçonnage, le célèbre phishing , le dispositif peut d’ailleurs bloquer la saisie au clavier pour empêcher tout vol d’identifiants. À cela s’ajoute l’effacement immédiat des traces et données de session à la fermeture d’une fenêtre de navigation.
Tout cela permet ainsi de garder les menaces à l’écart des ordinateurs physiques au sein des entités ayant recours à Virtual Browser , purement et simplement bloquées dans l’interface cloud pour ne pas compromettre leurs systèmes internes.
Déjà plébiscité par des acteurs majeurs de la défense et de l’industrie comme Naval Group, Safran ou Orano, le service compte 150 000 utilisateurs en Europe et s’intègre dans “certains services de l’État” , rapporte BFM Tech (dont le ministère des Affaires étrangères comme nous le citions en début d’article).
Prochaine étape pour l’entreprise : adapter sa formule pour la rendre accessible aux structures plus petites, les PME et les ETI, à l’horizon 2027.
Envie de faire encore plus d'économies ? Découvrez nos codes promo sélectionnés pour vous.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.lesnumeriques.com — le contenu appartient à Les Numériques.