Feu de forêt en Maine-et-Loire. Un agriculteur donne l’alerte, des dizaines de pompiers mobilisés : ce que l’on sait
L’alerte a été donnée à 14 h 13 ce mardi 22 septembre 2026, expliquent d’emblée les équipes du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de Maine-et-Loire. Depuis le début d’après-midi, 75 sapeurs pompiers venus de tout le département , ont été mobilisés afin de lutter contre un feu qui touche actuellement la forêt de Milly, entre Gennes-Val-de-Loire et Tuffalun, au niveau du lieu-dit le Chêne rond.
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C’est un agriculteur qui a donné l’alerte en voyant de la fumée près de son exploitation . En plus des nombreux sapeurs pompiers mobilisés, 25 véhicules sont engagés . À 15 h 30, 4 hectares avaient été brûlés et plusieurs dizaines sont menacées . En revanche, aucune habitation n’est menacée. Sur le terrain, les sapeurs-pompiers doivent également faire face à des vents tournants, qui les obligent à réorganiser sans cesse leur dispositif, et à une végétation particulièrement dense et sèche.
Un panache de fumée est visible dans le ciel à plusieurs kilomètres à la ronde. Enfumée, la RD 161 est fermée à la circulation et l’accès au secteur est également interdit aux véhicules comme aux piétons. Les élus des communes de Gennes-Val-de-Loire et de Tuffalun sont arrivés sur place afin d’organiser la logistique avec les soldats du feu.
Le poste de commandement a été installé près de Milly, au cœur de la forêt domaniale, tandis que la salle de Louerre, commune déléguée de Tuffalun, a été mise à disposition des pompiers pour qu’ils puissent s’y reposer et reprendre des forces.
En milieu d’après-midi, des agriculteurs locaux étaient également à l’action avec de grosses citernes afin de ravitailler les réserves en eau des soldats du feu. À 18 heures, le SDIS indiquait que le feu ne progressait plus mais les heures s’annonçaient longues pour noyer le foyer.
La semaine dernière, ce même secteur avait déjà subi un feu de forêt, éveillant les soupçons sur la possibilité d’actes volontaires commis par un incendiaire. Les flammes avaient détruit trois hectares de végétation. Pour l’heure, l’origine de ce nouvel incendie reste inconnue. Mais il est peu probable qu’il puisse s’agir d’une reprise, cinq jours après, alors que le premier incendie était considéré comme éteint.
Présente sur place, la gendarmerie a ouvert une nouvelle enquête et n’exclut à ce stade aucune piste.
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