70 ans du congrès des écrivains et artistes noirs à la Sorbonne 3/9 : 1956 : Paris, les droits civiques et les écrivains noirs américains
Découvrez le programme des Nuits de France Culture pour un voyage sonore à travers la connaissance et les savoirs. Histoire, littérature, philosophie, cinéma, théâtre, musique, chanson, peinture, photo, grands récits : bienvenue dans un trésor d'archives sélectionnées et éditées avec soin.
En 1956, Paris accueille le premier Congrès des écrivains et artistes noirs. Autour de Césaire, Senghor ou Richard Wright, une génération d’intellectuels confronte ses expériences du racisme et du colonialisme. L'écrivain James Baldwin couvrait en tant que journaliste cette conférence.
À Paris, dans les années 1950, écrivains et artistes noirs américains trouvent un espace de liberté, loin du racisme et du maccarthysme qui sévissent aux États-Unis. En 1956, alors que le premier Congrès des écrivains et artistes noirs se réunit à la Sorbonne, les écrivains James Baldwin en tant que journaliste et Richard Wright en tant qu'invité sont les témoins de ces échanges autour de la question coloniale d’une rive à l’autre de l’Atlantique. L'écrivain Jake Lamar et l'acteur Samuel Légitimus nous content cette aventure des intellectuels et artistes noirs Américains de Saint-Germain-des-Prés.
À Paris, en 1956, c'est l'époque où les écrivains afro-américains découvrent les combats anticoloniaux et les idées de la négritude. Sous l’impulsion d’Alioune Diop et de la revue Présence Africaine , Senghor, Aimé Césaire, Richard Wright, et de nombreux artistes et intellectuels se retrouvent lors du premier Congrès pour interroger l’existence d’une culture noire et ses fondements. Les débats font apparaître une même expérience de la domination, de part et d’autre de l’Atlantique.
"Ce commun dénominateur, c’est la situation coloniale" , affirme Césaire, qui rapproche la condition des Afro-Américains, confrontés à la discrimination raciale au sein d’une nation moderne, "à un colonialisme certes aboli, mais dont les séquelles n’ont pas fini de retentir dans le présent" . Pour ces expatriés, et pour James Baldwin en particulier, Paris devient ainsi un lieu de prise de conscience : l’urgence est désormais de participer, depuis les États-Unis, au mouvement des droits civiques.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.radiofrance.fr — le contenu appartient à France Culture.