En s’emparant du détroit de Bab El-Mandeb, les houthistes font les affaires de Téhéran
L’offensive éclair des rebelles houthistes sur la côte yéménite de la mer Rouge fait les affaires de Téhéran, qui voit ainsi son axe sud se renforcer alors que les négociations avec les États-Unis patinent. Depuis le jeudi 10 septembre, Ansar Allah (les “partisans de Dieu”, le nom officiel du mouvement) se sont emparés de la ville côtière de Moka ainsi que l’île de Mayoun, également appelée Perim, située dans l’endroit le plus resserré du détroit de Bab El-Mandeb.
“Il s’agit du coup de force militaire le plus impressionnant mené par le groupe depuis plusieurs années. Prouvant que, malgré une guerre civile qui dure depuis douze ans, les raids aériens dévastateurs de l’Arabie saoudite et les attaques des forces américaines, israéliennes et britanniques, les houthistes restent une force avec laquelle il faut composer”, écrit la BBC . Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), cité par The Guardian , près de 46 000 personnes ont fui l’offensive du groupe rebelle yéménite.
Ces succès militaires face aux forces du gouvernement reconnu internationalement et soutenu par l’Arabie saoudite assurent au groupe armé islamiste un accès à ce détroit stratégique, qui relie la mer Rouge au golfe d’Aden et constitue l’un des principaux goulets d’étranglement du commerce maritime
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Géopolitique. Houthistes et chebabs : l’alliance “improbable” qui menace la navigation en mer Rouge
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