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"Je crois avoir trouvé mon truc"... Encore impitoyable à Saint-Denis, Léon Marchand a déjà réussi sa mue vers le crawl

France Info ·
"Je crois avoir trouvé mon truc"... Encore impitoyable à Saint-Denis, Léon Marchand a déjà réussi sa mue vers le crawl

Malgré une blessure à l'adducteur droit, le quadruple champion olympique de Paris 2024 a décroché deux titres individuels dont celui sur 400 m nage libre, dimanche soir, dans une épreuve qu'il n'avait jamais disputée en grand championnat.

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Article rédigé par Quentin Ramelet - au Centre Aquatique Olympique de Saint-Denis France Télévisions - Rédaction Sport Publié le 16/08/2026 23:13 Mis à jour le 16/08/2026 23:20 Temps de lecture : 6min Il était venu à Saint-Denis diminué, avec un adducteur douloureux et un programme individuel réduit à deux courses. Il repart avec quatre médailles en quatre apparitions, dont deux titres européens individuels, un record de France et, surtout, la certitude d'avoir ouvert une nouvelle voie. En dominant, dimanche 16 août, le 400 m nage libre dès sa première apparition à ce niveau international , Léon Marchand a transformé son pari en évidence : le crawl n'est plus seulement une curiosité dans la palette du quadruple champion olympique. Il est devenu une nouvelle arme. Et peut-être le socle de la version 2.0 du nageur français, celle qui doit atteindre son sommet à Los Angeles en 2028.

Le spectacle, d'abord, a été saisissant. Six jours après avoir signé, en ouverture du 4x200 m nage libre, un 1'43''76 qui avait déjà fait vaciller les certitudes, Léon Marchand a remis ça, encore plus fort, dimanche. Pour son premier 400 m nage libre de très haut niveau, il a avalé les spécialistes du demi-fond, pris les commandes dès le départ, et conservé suffisamment de ressources pour résister au retour de ses poursuivants. Résultat : le titre européen, avec plus d'une seconde d'avance sur le Hongrois Oliver Papai, et surtout un nouveau record de France, effaçant des tablettes le 3'43''85 de Yannick Agnel, qui résistait depuis 2011.

Une performance d'autant plus impressionnante que Marchand ne savait pas vraiment à quoi s'attendre. ''À ce niveau-là, j'avais pas mal de pression, de doutes. Je ne savais pas comment m'y prendre et je fais une super course du début à la fin'' , a-t-il raconté après son titre. Puis, fidèle à lui-même, il s'est immédiatement projeté vers la suite : ''Je pense que je peux partir un peu plus relâché la prochaine fois et faire un meilleur chrono.''

Tout est là. Un record de France et un titre européen, mais déjà l'envie de corriger les détails. Les départs, la stratégie, les coulées, la gestion de l'effort. ''Il y a plein de choses que je peux améliorer'' , souriait-il encore en zone mixte. Comme si ce 3'43''14 n'était pas une arrivée, mais une première étape.

Car le plus important n'est finalement pas ce record de France. C'est ce qu'il dit du chemin parcouru. ''Je pense que j'ai trouvé mon truc, en vérité. Je pense que le crawl, j'ai vraiment envie de continuer sur cette lancée'' , a lâché Marchand quelques minutes après son exploit. Il n'y a donc plus vraiment de mystère. Le crawl, longtemps resté dans l'ombre de ses quatre nages et du papillon, est désormais un véritable projet.

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