Grenoble: après dix mois d’occupation du siège de la Métropole, 150 personnes relogées
Depuis novembre dernier, le siège de la Métropole de Grenoble (Isère) était occupé par des personnes sans logement. Ce mardi 22 septembre, les derniers d’entre eux ont quitté les lieux, mettant fin à 300 jours passés dans les locaux de la collectivité.
"Nous étions des familles, des enfants, des femmes enceintes, des livreurs à vélo, expulsés de nos logements de la place des Géants par Actis [un bailleur social, NDLR] et abandonnés par l’État. Nous n’avions nulle part où aller et nous y sommes restés dix mois. Ce combat a été long et difficile", ont déclaré au micro les membres du collectif des occupants, dont les propos ont été rapportés par Le Dauphiné libéré .
Ils ont aussi remercié les nombreuses personnes qui les ont soutenus au cours de ces derniers mois. L’occupation avait débuté après l’expulsion de plusieurs familles de logements vides appartenant au bailleur social Actis, dans le quartier de La Villeneuve.
Après plusieurs mois de discussions entre les occupants, la Métropole et les communes, des solutions ont finalement été trouvées pour permettre leur départ .
Grenoble Alpes Métropole a indiqué ce mardi soir qu’à l’heure actuelle "ces 150 personnes ont été accueillies dans une vingtaine de logements mobilisés grâce à l’engagement de plusieurs acteurs du territoire".
Dans le détail, ces logements appartiennent aux communes d’Eybens, Meylan, Pont-de-Claix et Seyssins, à la Métropole, et à l’Établissement public foncier local (EPFL), sur des biens en portage au bénéfice de la Métropole ou des communes, sur Échirolles, Eybens, Gières, Grenoble, La Tronche, Pont-de-Claix, Saint-Égrève, Saint-Martin-d’Hères et Seyssinet-Pariset.
Malgré cette sortie de crise, la situation n’est toutefois pas réglée pour tout le monde. Selon le collectif, environ une vingtaine de personnes qui n’étaient pas concernées par l’accord conclu avec la Métropole et les communes restent toujours sans logement.
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