À l’Onu, Donald Trump affirme que le gouvernement cubain « va tomber », La Havane dénonce une « calomnie »
La Havane a qualifié mardi 22 septembre 2026 de « calomnie » et « mensonge » les déclarations du président américain Donald Trump , qui a affirmé devant l’assemblée générale de l’ONU que le gouvernement de l’île communiste allait « tomber » , sans dire comment.
« Le régime communiste est sous forte pression, la plus forte qu’il ait jamais connue […] Il va tomber » , a affirmé Donald Trump, ajoutant que Washington menait des négociations avec La Havane et prédisant : « La liberté arrivera à Cuba » .
La réaction de La Havane ne s’est pas fait attendre. « Le gouvernement des États-Unis est incapable d’accepter que Cuba est, et a le droit d’être, un pays pleinement indépendant et souverain » , a dénoncé sur X le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, qui dirige la délégation cubaine à New York.
« Aucune des déclarations fausses proférées par le président des États-Unis à l’ONU et aucune calomnie ne peuvent, ni ne pourront nier ce fait » , a ajouté le chef de la diplomatie.
Peu auparavant, des membres de la délégation cubaine avaient quitté la salle de l’assemblée générale pendant l’intervention de Trump.
Le président cubain Miguel Díaz-Canel a également fustigé le « mensonge » du locataire de la Maison Blanche. « Incapable de justifier la punition infligée au peuple de Cuba et sa guerre économique génocidaire, le président des États-Unis répète à l’ONU que Cuba représente une menace » , a-t-il regretté sur X.
Depuis le retour au pouvoir du milliardaire républicain, les relations entre La Havane et Washington se sont considérablement tendues.
Le président américain affirme que Cuba, située à 150 kilomètres des côtes de la Floride, représente « une menace extraordinaire » pour la sécurité nationale des États-Unis et a menacé à plusieurs reprises de « prendre le contrôle » de l’île.
Washington, qui ne cache pas sa volonté de voir un changement de régime chez son voisin et ennemi idéologique, impose depuis janvier 2026 un blocus pétrolier de facto à l’île de 9,4 millions d’habitants, ce qui a plongé le pays dans une très grave crise économique et énergétique .
S’exprimant dans l’après-midi lors d’une réunion des pays du « Bouclier des Amériques », alliance entre les États-Unis et des pays conservateurs sud-américains, le président américain a renchéri en soulignant que « la situation à Cuba n’a pas l’air très réjouissante » à force de pannes électriques.
Il a ensuite plaisanté sur le rôle joué par son secrétaire d’État, Marco Rubio, farouche opposant à La Havane et dont les parents sont d’origine cubaine.
« Les parents de Marco sont nés à Cuba. C’est une histoire formidable, et il comprend tout ça. Un jour, dans un avenir proche, on va le déposer en plein cœur de Cuba » , a-t-il dit provoquant les rires dans la salle.
« En revenant d’Iran, on va envoyer l’un de ces grands et magnifiques porte-avions pour l’y emmener et le déposer » , a-t-il ajouté.
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