Luc Besson retrouve le cadavre d’un cerf décapité dans sa propriété en Normandie : le réalisateur s’insurge
Propriétaire depuis 1998 d’un domaine dans le Nord de l’Orne, à La Trinité-des-Laitiers, Luc Besson a voulu faire de sa propriété de 160 ha, dont 84 ha de forêts, une zone interdite à la chasse. Un souhait qui insupporte certains chasseurs et agriculteurs locaux, qui dénoncent la surpopulation de grand gibier, cause d’accidents routiers et de dégâts dans les cultures. Un différent qui avait été porté devant les tribunaux. La justice avait donné raison au cinéaste.
Les faits rapportés par Luc Besson, dimanche 20 septembre 2026, sur le réseau social X, témoignent d’une nouvelle étape macabre dans cette bataille. Le réalisateur du Grand Bleu s’est fendu d’un message indigné : « Après avoir égorgé un cerf sous les yeux de ma mère, l’année dernière, la chasse est à nouveau ouverte ! Maintenant, ils décapitent les cerfs devant chez moi et laissent pourrir les corps. Et on ose parler de la « noblesse » de la chasse ? » Son post est illustré par la photo du cadavre d’un cerf sans tête gisant le long d’un grillage.
Comme l’indique le cinéaste dans son tweet, cet événement fait écho à l’épisode traumatisant vécu par sa mère, vendredi 21 février 2025, à Cisai-Saint-Aubin, commune voisine de La Trinité-des-Laitiers. Danielle Plane, 85 ans, avait assisté à la mise à mort par deux chasseurs d’un cerf élaphe, poursuivi par des chiens, qui s’était réfugié sur la terrasse de la propriété dans laquelle elle loge. Elle avait filmé la scène. Luc Besson avait révélé avoir rencontré le préfet de l’Orne quelques jours plus tôt pour le prévenir des tensions liées aux pratiques de chasse dans la région.
Cette affaire avait été jugée par le tribunal d’Argentan (Orne), en décembre 2025 . Les chasseurs, âgés de 34 ans et 41 ans, participaient à une journée de chasse organisée par la Fédération départementale des chasseurs de l’Orne. Ils ont été notamment été reconnus coupables de chasse non autorisée sur le terrain d’autrui . Ils avaient été condamnés à des stages de sensibilisation à la chasse, à des amendes (600 € pour l’un et 1 200 € pour l’autre) et au retrait du permis de chasse pendant un an avec exécution provisoire. Ils ont également dû verser des préjudices à deux associations, qui s’étaient constituées partie civile, et à Luc Besson, propriétaire de la maison de Cisai-Saint-Aubin. L’un des deux chasseurs a fait appel.
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