Eau potable, ZFE, panthéonisations... Le RN perd son pari à l'Assemblée nationale, sans aucun texte adopté
Le premier texte porté par le RN lors de sa niche parlementaire visait "à garantir un accès continu à l’eau potable dans les territoires ultramarins" et a été rejeté par 160 contre et 156 pour. Le parti à la flamme n'a pas réussi à réitérer son exploit de l'an dernier de faire voter une résolution qu'il portait. Des thèmes consensuels ou ayant déjà réuni une majorité par le passé, pour tenter de marquer des points: pour sa journée réservée à l'Assemblée, le Rassemblement national espérait mettre ses adversaires dans l'embarras. Mais le plan s'est heurté à un barrage de la gauche et du centre.
En début de journée, au milieu de son groupe au grand complet, Marine Le Pen avait souhaité revendiquer une victoire forcément symbolique, à un peu plus de six mois de la présidentielle.
L'an dernier, le RN avait fait voter une résolution visant à dénoncer l'accord franco-algérien de 1968 , une première historique à l'Assemblée pour un texte porté par le parti lepéniste.
Mais il n'est cette fois pas parvenu à répéter la même victoire. Sur l'accès à l'eau potable ou la panthéonisation d'une figure historique -deux textes non clivants- les opposants au RN ont refusé de lui offrir leurs voix.
Pour en savoir plus, vous pouvez également consulter notre politique de protection des données personnelles . Sans votre consentement, ce contenu ne peut pas être affiché
Et sur la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) contre les voitures polluantes, qui aurait pu réunir une majorité comme cela avait été le cas récemment dans l'hémicycle, les mêmes ont joué la montre jusqu'à minuit pour ne pas arriver au vote.
La proposition de résolution sur l'accès à l'eau potable en outre-mer, premier texte de la journée, avait pourtant été conçue pour l'occasion: pavé de bonnes intentions et sans valeur contraignante -ni possibilité d'amendement, pour aller vite au vote.
Mais par 160 voix contre 156, le RN a échoué à le faire adopter, malgré le soutien des députés LR et Horizons. Le socialiste guadeloupéen Elie Califer a critiqué "un texte d'affichage", la communiste réunionnaise Karine Lebon "une résolution digne d'un concours de Miss France".
En retour, le RN Yoann Gillet a accusé "la gauche et les macronistes" de "traiter nos concitoyens d'outre-mer comme des Français de seconde zone".
Pour en savoir plus, vous pouvez également consulter notre politique de protection des données personnelles . Sans votre consentement, ce contenu ne peut pas être affiché
Même scénario un peu plus tard: une résolution appelant à l'entrée au Panthéon de trois figures historiques, dont Olympe de Gouges, autrice de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, a été repoussée (133 voix contre 158).
Le texte appelait également à la panthéonisation de l'abbé Charles-Michel de l'Épée, précurseur de l'enseignement aux sourds-muets, et de Zéna M'Déré, cheffe de file du mouvement des "chatouilleuses", qui se sont battues pour une Mayotte française.
Sans contester l'importance de ces trois figures, de nombreux députés ont dénoncé une instrumentalisation de l'Histoire par le parti d'extrême droite.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.bfmtv.com — le contenu appartient à BFMTV.