"Pourtant Gaza continue de brûler": Annie Ernaux, Céline Sciamma, Adèle Haenel… Des personnalités interpellent la Mostra de Venise sur le sort de la Palestine
Un an après sa première lettre ouverte, le collectif Venise4Palestine réitère son appel au Festival international du film de Venise pour "prendre des mesures concrètes en soutien à la Palestine". Parmi les premiers signataires de la lettre ouverte, figurent la Prix Nobel de Littérature Annie Ernaux , la réalisatrice française Céline Sciamma , le co-fondateur des Pink Floyd Roger Waters , la photographe Nan Goldin, l'actrice Adèle Haenel . La Mostra de Venise se déroulera du 2 au 12 septembre.
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La première mobilisation, qui avait réuni des milliers de personnes, avait permis de "placer la résistance du peuple palestinien au cœur du débat public: enfin, on parlait ouvertement de génocide plutôt que de guerre." "La projection de La Voix de Hind Rajab , pendant le festival, a soudainement semblé faire écho à ces revendications, suscitant une émotion et une indignation collectives", affirme le collectif. Des manifestations ont suivi - aussi bien dans la rue, que dans la mer "en solidarité". "Cette vague de mobilisation nous a donné l'espoir qu'ensemble, nous pourrions contribuer à mettre fin au génocide."
La nécessité de réaliser ce second appel naît d'une "nouvelle normalité", installée en raison d'"un cessez-le-feu illusoire". "Israël non seulement n'a pas cessé ses exactions, mais les a poursuivies, étendant sa puissance de feu vers la Cisjordanie, la Syrie, le Liban et l'Iran", affirment-ils.
Venice4Palestine requiert ainsi plusieurs demandes - en particulier, soutenir la présence, dans la sélection officielle, de deux films palestiniens: Mowaten Osama d’Ahmed Hassouna, qui met en scène un photographe tentant de concilier ses rôles de père et de journaliste tout en capturant les réalités de la guerre à Gaza, et Hiwar ma' albahr de Muayad Alayan, qui raconte l’histoire de Kamal, un Palestinien de 60 ans pris au piège des méandres de la bureaucratie israélienne.
Pour ce faire, le collectif souhaite que soit hissé "le drapeau palestinien pendant toute la durée du festival aux côtés de tous les autres drapeaux représentant les films présents dans la sélection officielle."
Lundi dernier, un nouveau documentaire sur Gaza a été rajouté in extremis à la sélection officielle. NAZA de Yuval Abraham et Rachel Szor, réalisateurs de No Other Land , "dévoile en détail les mécanismes qui sous-tendent le massacre calculé de civils palestiniens par Israël à Gaza".
Le collectif a également annoncé la table ronde "Et pourtant Gaza continue de brûler – À quoi bon regarder si nous n'agissons pas?" le 8 septembre, qui se déroulera sous l'égide de la section Giornate degli Autori (l'équivalent d'Un Certain Regard à Cannes), organisée séparément dans le cadre du festival. Elle réunira des représentants de la flottille de Gaza (Global Sumud Flotilla) et des experts en droit international.
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