Une hausse des prix "préoccupante" mais une économie américaine "qui semble renforcée": le patron de la Fed priorise la lutte contre l'inflation et risque de décevoir Trump en augmentant les taux
Kevin Warsh, patron de la Fed américaine, a assumé que l'inflation des États-Unis, chiffrée à 3,4% sur un an en juillet était "préoccupante". La Fed va-t-elle enfin hausser les taux directeurs ? Kevin Warsh, son patron, a posé une première brique en ce sens ce vendredi, en désignant l'inflation américaine comme "préoccupante". Celle-ci a été recensée à 3,4% sur un an en juillet , loin de l'objectif de 2% de l'instance, qu'elle n'a plus atteint depuis plus de cinq ans.
Sa prise de parole était très attendue par les investisseurs, frustrés par sa communication au compte-gouttes depuis sa prise de fonction en mai. Devant un parterre de décideurs monétaires, Kevin Warsh a répété qu'il était de "longue date" contre l'idée de communiquer sur la trajectoire possible des taux directeurs américains.
Ses déclarations laissent toutefois peu d'ambiguïté sur le fait que la lutte contre l'inflation est "maintenant" la priorité. La banque centrale américaine est chargée de maîtriser l'inflation sans casser l'emploi : les taux sont relevés pour calmer les tensions sur les prix, ou abaissés pour relancer la machine économique et éviter que des personnes se retrouvent au chômage.
Une telle insistance sur l'inflation laisse généralement présager un durcissement de la politique monétaire. Kevin Warsh a été désigné par le président Donald Trump qui ne cache pas attendre de lui des taux directeurs plus bas pour stimuler l'activité. Ceux-ci se situent entre 3,50% et 3,75% actuellement. Le chef de l'État a mené une campagne de pression contre son prédécesseur Jerome Powell , qui s'est régulièrement élevé pour défendre l'indépendance de l'institution. Le discours de Kevin Warsh ne mentionne pas cette question, alors que la prochaine réunion de la Fed se tiendra mi-septembre.
Lors de la précédente, trois des douze votants ont affiché leur désaccord et réclamaient une hausse des taux. C'est le statu quo qui l'a finalement emporté, laissant les taux dans leur léthargie, eux qui n'ont plus bougé depuis décembre 2025.
Pour aller plus loin -> "La vieille garde s'inquiète", "le camp des faucons s'est étoffé": Donald Trump a nommé un nouveau président à la tête de la Fed pour obtenir une baisse des taux mais la banque centrale devrait temporiser encore un peu
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.bfmtv.com — le contenu appartient à BFMTV.