Résidences de la réussite : le Crous renforce l’accompagnement des étudiants
À Aix-en-Provence, une nouvelle résidence de la réussite accompagne les étudiants boursiers de première année. Tutorés par des étudiants expérimentés, ils bénéficient de conseils, d’entraide et d’un collectif pour mieux vivre leurs débuts à l’université et prévenir le décrochage.
Ils font leurs premiers pas à l’université et beaucoup découvrent la vie en autonomie, loin de leurs parents. Pour accompagner les nouveaux étudiants en cette rentrée 2026, le Crous déploie des résidences de la réussite Ouverture dans un nouvel onglet dans 12 villes supplémentaires. Il n’y en avait que 6 jusqu’ici. Les boursiers de première année y bénéficient d’un accompagnement renforcé, en logeant à proximité d’étudiants plus expérimentés qui seront leurs tuteurs. Conseils sur les cours, apprentissage de la vie étudiante… le dispositif permet de lutter contre l’isolement et le décrochage scolaire. Reportage à Aix-en-Provence où une résidence de la réussite vient d'être créée.
À l’un des étages de cette résidence du Crous, Inès Lou, 18 ans, nous ouvre la porte de sa chambre étudiante. Inès vient de Valence et elle commence à l’université d’Aix-en-Provence, une première année de double licence de droit et de lettres. À peine arrivée, elle connait déjà ses voisins, des étudiants boursiers qui, comme elle, ont candidaté pour rejoindre la résidence de la réussite. Ils sont une vingtaine, tous logés au même étage :
"Cela me rassure. Je me dis que, si jamais j'ai un petit coup de blues, je peux toquer à la porte d'à côté si jamais j'ai besoin de quelque chose. Si on est là en général, c'est qu'on est un peu en difficulté financière par rapport à d'autres, donc ça crée une sorte de solidarité."
Grâce à la résidence de la réussite, elle va profiter de 4 heures de tutorat par semaine avec des étudiants plus expérimentés, en 3ᵉ année de licence ou en master.
"Avoir un tuteur, c'est une grande chance pour nous les premières années qui rentrons un peu dans ce monde-là."
Tilaï, 17 ans, confirme. Il attend beaucoup du tutorat, après une scolarité décousue en raison de son autisme :
"Moi, je n'ai pas fait une scolarité normale. Il y a eu des emplois du temps aménagés, j'ai eu des dispenses d'assiduité et donc je me suis dit que là, il fallait que j'aie quelqu'un qui puisse m'aider à apprendre à travailler parce que je n'ai aucune méthodologie."
Tilaï vient d’un tout petit village des Hautes-Alpes. En entrant à l’université, il découvre aussi la vie citadine :
"Des tuteurs m'ont montré une application qui donne tous les bons plans. Et en plus, il y aura des activités de groupe comme une visite d'Aix. C'est super chouette, on va découvrir la ville."
Parmi les étudiants tuteurs, qui se sont portés volontaires pour accompagner les premières années, Soléa, étudiante en 3ᵉ année de droit, bien consciente que l’apprentissage de la vie étudiante ne passe pas que par les cours :
"Déjà, toutes les questions qui nous ont été posées en tant que tuteurs n’avaient aucun rapport avec l’école"
Si Soléa a voulu aider les nouveaux étudiants, c’est parce qu’elle garde un souvenir amer de sa première année d’étude :
"En première année, j'ai été vraiment toute seule.
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