Environnement. Eau potable : chiens, IA, capteurs... Quelles solutions pour mieux détecter les fuites ?
Près d’un million de kilomètres. 980 000, pour être plus exact. C’est la longueur du réseau d’eau potable en France métropolitaine. Des millions de tuyaux et de joints cachés sous nos pieds qui subissent vieillissement, corrosion et mouvements de terrain, libérant ainsi dans la nature 20 % de l’eau pompée et traitée avant qu’elle ne parvienne dans les robinets. Mais pour réparer les fuites, encore faut-il les trouver. Et si possible le plus tôt et le plus précisément possible, afin de limiter les pertes d’eau et les frais de travaux.
L’outil de détection le plus répandu est le capteur acoustique. « En s’échappant, l’eau génère des ondes qui se propagent sur la canalisation. Il faut donc remonter ce bruit pour en trouver la source », explique Ivan Vaufreydaz, de la direction technique d’Ax’Eau, une entreprise spécialisée dans la recherche de fuites d’eau. Un travail long et fastidieux quand les techniciens travaillent à l’aveugle depuis la chaussée. « Ces dernières années, de gros progrès ont été faits. Maintenant, de plus en plus de gestionnaires installent des capteurs directement sur les canalisations », poursuit Ivan Vaufreydaz.
Couplés à l’intelligence artificielle , ces outils acoustiques deviennent de plus en plus performants. La solution développée par Suez, baptisée IAcoustic, « permet d’entendre jusqu’à 70 % de fuites en plus », décrit Jonathan Piveau, responsable du pôle Distribution du Cirsee, le centre de recherches de Suez. « On gagne ainsi un mois et demi à deux mois sur la détection d’ une fuite », poursuit ce dernier, qui promet qu’iAcoustic sera déployée « à grande échelle dans les prochains mois » sur les 16 000 capteurs installés sur les 100 000 km de réseau gérés par Suez en France métropolitaine.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.leprogres.fr — le contenu appartient à Le Progrès.