Comment Claude Opus 5 a aidé des chercheurs à accéder aux dépôts internes d’OpenAI
OpenAI en guise de cible, Claude Opus 5 dans le rôle de la tête chercheuse.
Le 13 septembre 2026, les chercheurs en cybersécurité d’Hacktron ont publié le récit détaillé d’une intrusion menée le 25 juillet contre OpenAI.
Une compromission rendue possible par la combinaison d’une faille dans le système d’authentification unique d’OpenAI et d’un bug dans une bibliothèque de traitement d’images. Avec ces accès, ils ont atteint les dépôts de code internes d’OpenAI. Plutôt que d’y toucher, ils ont ouvert une proposition de modification de code anodine, via le compte compromis. La preuve minimale qu’il fallait pour démontrer l’accès avant de tout arrêter et signaler l’incident.
Une affaire reprise par le Wall Street Journal , et survenue deux semaines après l’intrusion chez Hugging Face . Cette fois, OpenAI se retrouve du côté de la cible plutôt que de la source de l’attaque.
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Le point d’entrée de l’intrusion a été le forum d’aide d’OpenAI, hébergé sur le logiciel Discourse. Un forum qui permet aux utilisateurs d’y uploader des images, y compris au format HEIC, popularisé par les iPhone.
Problème : Discourse ne sait pas vérifier ce format lui-même, il délègue cette tâche à ImageMagick, un outil qui s’appuie à son tour sur une bibliothèque tierce appelée libheif. Et c’est ici que Claude entre en jeu.
Les chercheurs ont utilisé Opus 4.8 pour analyser le code de libheif et identifier une correction de sécurité absente de la version installée. Le modèle a découvert qu’un correctif de sécurité publié un an plus tôt n’avait jamais été intégré au système, un oubli qui laissait la version installée vulnérable à un dépassement de mémoire tampon.
En envoyant une image HEIC spécialement construite, il devenait possible de faire exécuter du code arbitraire sur le serveur qui traite cette image.
Reste que construire un exploit fiable à partir de cette faille s’est révélé plus difficile que prévu pour Opus 4.8 ; le modèle peinait notamment à contourner les protections mémoire activées par défaut sur le serveur ciblé.
Mais voilà, le 24 juillet, Anthropic a publié Claude Opus 5. Relancé sur le même problème, ce nouveau modèle a produit un exploit fonctionnel en quelques heures.
Il a fallu dans un premier temps tromper l’outil. Lorsque les chercheurs ont voulu l’utiliser contre une cible distante, Claude a d’abord refusé.
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