"Les sanctions et les pressions ne résoudront pas le problème": Pékin appelle à la diplomatie après la menace des États-Unis de mener une "guerre économique" aux partenaires de l'Iran
La Chine a réagi, ce vendredi 21 août, à la pression des États-Unis menaçant les pays "partenaires" de l'Iran d'une guerre économique. Pékin dit "s'opposer aux sanctions unilatérales illégales qui n'ont aucun fondement en droit international". Pékin a déclaré ce vendredi 21 août que les "sanctions et pressions" américaines n'étaient pas la solution, après que les États-Unis eurent pressé leurs alliés et la Chine de se joindre à un effort pour faire plier l'Iran économiquement.
"Les sanctions et les pressions ne permettront pas de résoudre le problème", a dit lors d'un point presse régulier un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Lin Jian.
En ajoutant que "la Chine appelle toutes les parties concernées à prendre des mesures responsables et à régler le problème par la voie politique et diplomatique".
La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l'Iran. Plus de 80% des exportations de pétrole iranien étaient à destination de la Chine avant la guerre, selon la société d'analyse Kpler.
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré jeudi que "tout pays qui maintiendrait un lien avec Téhéran précipiterait sa propre économie vers les oubliettes", et que ces pays se positionneraient alors "contre" les États-Unis.
Parmi les grands partenaires commerciaux de l'Iran figurent aussi les Émirats arabes unis, qui ont annoncé mardi suspendre jusqu'à nouvel ordre "tous les échanges commerciaux et les transactions financières" avec le pays.
La Turquie ainsi que la Russie ont également des échanges économiques conséquents avec l'Iran. Dans le cas de Moscou, les transactions portent aussi sur du matériel militaire. Reste à voir également comment se positionneront les pays alliés des États-Unis, restés à l'écart des opérations militaires, ce qui leur vaut une rancune tenace de la part du président américain.
Le ministre américain a également confirmé le changement de cap tactique des États-Unis. "Si nous appliquons une pression économique maximale, cela signifie qu'il est probable qu'il n'y ait pas de reprise d'opérations militaires à grande échelle, mais je veux souligner que c'est pour le moment", a-t-il déclaré à CNBC.
Confronté à des options militaires raréfiées, à une impasse diplomatique totale et à une opinion publique franchement hostile au conflit, Donald Trump avait déjà promis mardi soir une "guerre économique" inédite contre l'Iran. Jeudi, le ministère iranien des Affaires étrangères a répondu en accusant Washington de "terrorisme économique", selon l'agence iranienne Irna.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.bfmtv.com — le contenu appartient à BFMTV.