Face aux États-Unis et à la Chine, « l’Europe doit cesser d’être le zèbre », selon Jean Tirole, prix Nobel d’économie
Le lion ne s’attaque pas à l’éléphant, trop dangereux, ni à la souris, trop petite, mais au zèbre inoffensif.
Dans la géopolitique contemporaine, les puissances moyennes jouent le rôle de l’équidé, les économies pauvres celui du rongeur et les deux grandes puissances technologiques, États-Unis et Chine, tour à tour celui du pachyderme ou du félidé.
La position intermédiaire de l’Europe la rend particulièrement vulnérable au moment où le parapluie américain, l’énergie à bon marché, le multilatéralisme et l’ouverture commerciale encadrée ne sont plus de mise.
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