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Loire. Une « bamboche sans frontière » pour s’opposer à la venue du Canon français à Riorges

Le Progrès ·
Loire. Une « bamboche sans frontière » pour s’opposer à la venue du Canon français à Riorges

Le banquet du Canon français se déroulera le samedi 5 septembre à Riorges. Demandant la déprogrammation de l’événement, un collectif composé de partis politiques, associations et syndicats a décidé d’organiser le 6 septembre une « bamboche sans frontière » à l’étang du Merlin, à Mably.

Ce jeudi 27 août, un collectif regroupant syndicats, partis politiques et associations roannaises a annoncé l’organisation d’un pique-nique le 6 septembre à l’étang du Merlin à Mably. L’événement, baptisé « bamboche sans frontière », aura lieu au lendemain de la présence du Canon français, à Riorges.

Cette annonce fait suite à la pétition « Non à la venue du Canon français à Roanne », adressée à Hervé Gérin, sous-préfet de Roanne, Yves Nicolin, maire de Roanne et président de Roannais agglomération, Jean-Luc Chervin, maire de Riorges, et Antoine Vermorel Marques, député de la Loire. Elle totalise désormais 1 704 signatures : « On demande la déprogrammation de l'événement du Canon français sur un équipement appartenant à Roannais agglomération », explique Emmanuel Morin, représentant de l’Avenir à Gauche en Roannais.

Le collectif revendique l’organisation d’un pique-nique festif, ouvert, convivial et antifasciste. « Suite à la pétition, on a souhaité mettre en place collectivement un événement qui vienne faire contrepoids à l’organisation du banquet du Canon français. On veut montrer qu’on peut organiser un repas festif avec d’autres valeurs que ce qu’on peut voir avec l’extrême droite », décrit Samuel Jabrin, membre de la Ligue des droits de l’Homme (LDH).

Les liens du Canon français avec le milliardaire d'extrême droite Pierre-Édouard Stérin sont aussi dénoncés, puisqu’il est actionnaire de l’entreprise à hauteur de 30 %.

Le collectif dénonce notamment le déroulement du banquet du Canon français au sein du Scarabée, à Riorges : « Nous, ce qu’on critique, c’est que l’outil public devienne un instrument politique pour une frange de la population », souligne Daniel Boitier, président d’honneur de la section de la LDH de Roanne.

À lire aussi : La pétition contre le banquet du Canon français à Riorges rassemble plus d’un millier de signataires

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