Emploi. Arrêts de travail : ils seront limités dès le 1er septembre, on vous explique les nouvelles règles
À partir du 1er septembre, la durée des arrêts de travail sera plafonnée à 31 jours dans le cadre d’une première prescription, et à 62 jours en cas de prolongation. Des exceptions seront toutefois possibles dans certaines conditions.
Qui dit rentrée dit changement. À partir du 1er septembre, de nouvelles règles entrent en vigueur dans le domaine de l’entreprise. Alors qu’ils ne faisaient l’objet d’aucune restriction jusqu‘à présent, les arrêts de travail verront leur durée plafonnée. La mesure résulte d’un décret adopté le 12 juin et est issue du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Le gouvernement la justifie par l’explosion des coûts ces dernières années. Les arrêts de travail ont augmenté de 10 % entre 2019 et 2024, pour atteindre 9,1 millions d’arrêts indemnisés. Cette hausse a mécaniquement entraîné une augmentation des dépenses d’indemnités journalières, qui se sont élevées à 17,9 milliards d’euros en 2025.
Cette dynamique « n’est pas soutenable », répète le gouvernement. Car si 60 % de cette hausse s’explique par des facteurs économiques et démographiques, 40 % est justifiée par une hausse du taux de recours aux arrêts de travail et par une augmentation de leur durée. La durée moyenne des arrêts maladie est ainsi passée de 27 à 31 jours chez les 35-39 ans entre 2012 et 2023 et de 32 à 34 jours chez les 40-44 ans, selon les données de la Drees.
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