Face aux incendies de forêt, comment la France a protégé sa population
La décision, tombée à 3 heures dans la nuit du vendredi 24 juillet, l’a « comme assommé ». « Le général de la gendarmerie m’a dit qu’il fallait évacuer la ville », retrace Xavier Daney, le maire d’Arès (Gironde).
L’élu s’y oppose d’abord : il fait nuit noire, nombre de ses administrés sont âgés, et sa commune héberge un hôpital privé avec son service d’urgence, sa maternité ainsi que deux Ehpad et une résidence autonomie.
La tâche apparaît dantesque, presque impossible.
Mais l’évacuation préventive est non négociable : c’est en anticipant le pire, alors même que le danger semble encore loin, que les opérations de secours peuvent être menées à bien.
Cette nuit-là, l’incendie parti de Saumos le mercredi 22 juillet – et qui finira par brûler 42 000 hectares – est d’ailleurs devenu hors de contrôle.
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