Attaque massive de drones ukrainiens sur Moscou, en pleines élections russes : ce que l’on sait
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La Russie a subi une attaque massive de drones ce dimanche 20 septembre au matin, dénoncée par les autorités comme visant à « perturber » le déroulement des législatives qui devraient sans surprise se solder par la victoire du parti de Vladimir Poutine, plus de quatre ans et demi après le début de la guerre en Ukraine. Le point sur ces événements.
Le gouverneur de la région entourant Moscou, Andreï Vorobiov, a fait état de 249 drones abattus par la défense anti-aérienne, touchant plusieurs zones résidentielles.
Au total, deux personnes ont été tuées, une femme de 44 ans et un homme âgé dans deux endroits distincts, a précisé le responsable. Dans une troisième localité touchée, 400 personnes ont été évacuées en raison d’un incendie provoqué par la chute d’un drone sur un immeuble, selon la même source.
A massive attack on Moscow and Moscow region. An oil refinery in Kapotnya and a warehouse complex in Sofyino were struck. The refinery can process around 11 million tonnes of oil a year and supplies a significant share of Moscow’s fuel market. pic.twitter.com/lwbKe0t8Qs
Multiple streams of Ukrainian attack drones are targeting sites in the Russian capital, Moscow, tonight, with hits already reported. pic.twitter.com/pw79jb9PvK
Ces législatives, les premières depuis le début de l’offensive à grande échelle contre l’Ukraine en 2022, visent à renouveler les 450 sièges de la Douma, la chambre basse du Parlement russe, et qui se déroulent aussi dans les territoires d’Ukraine occupés et annexés par la Russie.
L’issue du scrutin fait peu de doute dans un pays où l’expression de la dissidence est sévèrement réprimée par les autorités et alors que le seul parti frontalement opposé à la guerre, Iabloko, a été écarté.
Les analystes scruteront malgré tout le taux de participation et les résultats des partis alternatifs pour sonder l’état d’esprit des Russes, confrontés à des sanctions économiques occidentales, des frappes ukrainiennes régulières, des pénuries d’essence et des limitations dans le fonctionnement de l’internet dans plusieurs régions.
Face à Russie unie, le parti au pouvoir, seules des formations soutenant à des degrés divers Vladimir Poutine et la poursuite du conflit en Ukraine - les communistes du KPRF, les nationalistes du LDPR, les conservateurs de Russie juste et les libéraux du parti des Nouvelles personnes - ont été autorisées à concourir.
Écartée du scrutin, l’opposition en exil a appelé tous les « Russes opposés à la guerre » à voter contre le parti de Vladimir Poutine le même jour à la même heure, dimanche à midi, pour montrer leur nombre.
L’Union européenne a de son côté dénoncé des élections se déroulant dans un climat de « répression systématique et institutionnalisée » .
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