Turquie : le racisme ordinaire persiste contre les Kurdes
De passage à Istanbul, Baran Atabay démarre une vidéo en direct sur Instagram.
Ce professeur de musique, 36 ans, rappe sur son temps libre, sous l’alias Barody.
Son audience demande des nouvelles.
Plutôt confidentielle, elle dépasse rarement les encablures de Van, sa petite ville à la frontière avec l’Iran.
En live, d’un coup d’un seul, Baran reçoit des dizaines de réactions.
Pas des « likes », mais des insultes.
Ce n’est pas le talent de ses rimes qui le fait apparaître sur l’algorithme de l’application, mais le simple fait qu’il s’exprime en kurde.
On lit de tout, dont ce message : « Ici, c’est la Turquie. »
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