Pour son premier meeting de campagne, Ségolène Royal peut (au moins) compter sur la nostalgie
Ils sont quelques centaines - 200 à vue d’œil, 600 selon les organisateurs - à se presser autour de la scène dressée au milieu du Palais des sports d’Alfortville ce mardi 22 septembre. Comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article, pour ce premier rendez-vous, l’ancienne finaliste de 2007 a surtout rassemblé des curieux et quelques nostalgiques. Mais les fans, eux, sont moins nombreux.
Pour Rémi, étudiant de 21 ans et habitant d’Alfortville, pas de « royal mania » mais une curiosité pour la candidate dont il loue les qualités : « Elle est plus ferme, elle s’exprime mieux que Raphaël Glucksmann… », lâche-t-il. Tristan, 28 ans, est lui aussi loin d’avoir fait son choix mais reconnaît « sa carrure, son expérience, son envie et sa conviction. » Noiera, AESH, soutient Ségolène Royal depuis de longues années : « Elle a un truc en plus : son humanité. Aujourd’hui, elle est prête, elle est vraiment prête ».
Prête, c’est ce qu’a essayé de montrer la candidate, qui a ressuscité son slogan d’il y a presque 20 ans, « l’ordre juste » , auquel elle a ajouté « La France tranquille » , en clin d’œil à l’ancien président socialiste François Mitterrand, dont elle fut la ministre.
« L’ordre juste, c’est remettre des règles, des droits et des devoirs pour l’État et les institutions de la République qui doivent être exemplaires » , a-t-elle lancé. « L’ordre juste dans une France tranquille, c’est aussi garantir aux jeunes générations qu’elles n’auront pas à porter seules le poids des crises ni la fatalité du déclin » , a martelé celle qui a fêté mardi ses 73 ans. Elle retrouvera mercredi ses adversaires à l’occasion du premier débat télévisé de cette primaire.
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