« Ça ne sert à rien de le suivre... » : le fatalisme du peloton de la Vuelta face à la supériorité de Tadej Pogacar
Il y a Tadej Pogacar, et il y a les autres. Sans surprise, le double champion du monde est seul au monde sur la Vuelta, et il a déjà assommé la concurrence lors de la 4 e étape , mardi 25 août autour d’Andorre-la-Vieille. Le Slovène s’est isolé à 50 kilomètres de l’arrivée, son plus long raid solitaire jamais réalisé en Grand Tour, pour lever les bras avec 2’39’’d’avance sur le premier groupe de poursuivants, emmené par Jarno Widar (Lotto Intermarché).
Une domination sans partage et deux records d’ascensions pulvérisés , au passage, au sommet de la Collada de Beixalis et du Coll d’Ordino. Son dauphin au classement général, Primoz Roglic (RedBull - Bora-Hansgrohe), est déjà relégué à 3’21’’. Pour le suspense, on repassera.
« Nous l’avons laissé faire son chemin et et nous nous sommes surtout concentrés dans la lutte pour les autres places sur le podium » , a réagi au micro d’Eurosport Oscar Onley (Netcompany INEOS), qui confie avoir « passé toute la nuit aux toilettes à cause de problèmes d’estomac » . « Ça ne sert à rien de suivre Pogacar, je n’ai pas les jambes pour ça » , ajoute-t-il.
Un sentiment partagé par Sepp Kuss (Visma - Lease a Bike), qui a lui aussi fini l’étape dans le groupe des poursuivants. « Ça a été une journée rapide, on ne l’a pas vraiment poursuivi, c’était plutôt tout le monde derrière qui se regardait. La course derrière devait sans doute être passionnante à regarder , a dit l’Américain à l’arrivée, cité par Cyclingnews . Ça a été dur. Ce n’est que la quatrième étape, une étape courte comme celle-ci (105 kilomètres)… C’est un début difficile. »
Le vainqueur du Tour d’Espagne 2023, qui a tenté d’attaquer au début de l’étape, avait un plan en tête. Mais il n’a pu aboutir. « Mon idée était de me glisser dans l’échappée pour anticiper l’attaque de Pogacar, mais ce n’était pas possible. C’est la seule façon de pouvoir, au moins, rester avec lui pendant un certain temps. » Kuss résume : « Il n’y a pas grand-chose à faire » face au quintuple vainqueur du Tour de France.
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Pogacar, lui, vit un début de Vuelta idéal, avec deux victoires d’étape sur trois ( la 3 e étape a annulée en raison de la grêle ), maillot rouge sur les épaules depuis son succès sur le contre-la-montre de la 1 re étape à Monaco .
« C’était vraiment une très belle journée. J’espérais pouvoir survivre jusqu’à l’arrivée, et je l’ai fait. Maintenant, je vais pouvoir être plus confiant pour les prochaines étapes , a dit le Slovène au micro d’ Eurosport après sa victoire à Andorre-la-Vieille. Si je vais conserver le maillot jusqu’à l’arrivée ? C’est dur de le dire, mais c’est vrai que maintenant j’ai une bonne avance, donc on va faire de notre mieux pour contrôler jour après jour. Si ce n’est pas possible de contrôler, on devra se battre, mais on a une équipe très forte, donc on est prêts. »
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