Un aumônier militaire appelle "les gauchistes" à se calmer lors d'une messe filmée à Carcassonne, le ministère des Armées annonce une procédure disciplinaire
Des propos "inappropriés", d'après les dires de l'État-major des armées. Dans une vidéo relayée ce vendredi 18 septembre par le Canard Enchaîné datant de 2025, un aumônier militaire, attaché au 3e régiment de parachutistes d'infanterie de marine basé à Carcassonne, appelle "les gauchistes" à se calmer lors d'une messe.
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"Je vous encourage mes chers amis à continuer à combattre, à continuer à avoir le courage de vos convictions comme j'essaie de le faire à cette messe", lance le prêtre dans cette vidéo enregistrée, selon l'hebdomadaire, le 7 octobre 2025 dans la cathédrale de Carcassonne réunissant des militaires du 3e RPIMa (1er régiment de parachutistes d'infanterie de marine, NDLR) lors de la fête de la Saint-Michel, patron des parachutistes.
Contacté par BFM, le porte-parole de l'État-major des armées, Xavier Rival, fustige des propos "inappropriés", "les obligations de réserve et de neutralité politique s'imposant à tous les membres de l’institution, y compris aux aumôniers militaires". Le porte-parole évoque un "rappel à l'ordre formel" de l'aumônier "dès les faits par le commandement du 3e RPIMa".
"L'aumônier a par ailleurs de lui-même présenté des excuses publiques à la fin de son homélie puis à la fin de la messe, et par écrit envers les élus qui avaient manifesté leur réprobation", ajoute encore Xavier Rival, ajoutant que la ministre des Armées Catherine Vautrin a demandé ce vendredi "que soit instruit l'engagement d'une procédure disciplinaire".
Carcassonne, dirigée par un nouveau maire issu du Rassemblement national (RN), Christophe Barthès , fait régulièrement la une de l'actualité depuis l'élection de ce dernier en mars, et deux vidéos mettant en cause la police ont suscité la polémique.
Une première vidéo, dans laquelle des policiers municipaux tiennent des propos racistes, homophobes et complotistes , a entraîné leur suspension. Une seconde montrant un agent de la police nationale jeter violemment à terre un SDF , décédé treize jours plus tard, a entraîné l'ouverture d'une enquête judiciaire pour "violences volontaires".
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