17 octobre : Marseille, Lille... des mairies visées et saccagées en marge des manifestations
C’est l’une des actions violentes marquantes de cette journée de mobilisation du 17 octobre en France . À Marseille, plusieurs dizaines de manifestants ont pénétré brièvement dans le hall de la mairie, renversant un buste de Marianne et cassant du mobilier, des violences face auxquelles le maire de la ville a indiqué avoir obtenu des renforts de forces de police.
Criant « c’est la Révolution, on prend la Bastille » , les manifestants sont parvenus à forcer la double porte en bois de la mairie située sur un quai de l’emblématique Vieux-Port de la ville à l’aide de barrières de sécurité et à coups de pied.
À l’intérieur du vaste hall de la mairie, du mobilier a été projeté au sol et un « A » cerclé, symbole de l’anarchisme, a été tagué sur un mur ( voir la photo ci-dessous ) et des inscriptions contre la police peintes sur la façade de la mairie. Un buste de Marianne, symbole de la République, a été renversé au sol.
Ces manifestants, jeunes pour la plupart, certains portant gilet jaune ou drapeau palestinien, ont été dispersés par des forces de l’ordre qui se sont positionnées devant la mairie pour en empêcher l’accès.
Un peu plus tôt dans le centre-ville de Marseille, des manifestants masqués s’étaient attaqués à la façade d’un commissariat de la police municipale. Après avoir incendié des poubelles à proximité, ils ont arraché les protections en plexiglas des locaux de la police municipale et ont jeté des fumigènes à l’intérieur. « Une tentative d’incendie a pu être avortée » , a précisé la préfecture de police de Marseille.
Les CRS, visés par des tirs de mortier d’artifice, ont tiré des gaz lacrymogènes pour faire reculer les manifestants. Une boutique SFR a en outre été saccagée et au moins deux boutiques ont été pillées à Marseille.
Dans la journée, lors d’un point presse à la mairie, Benoît Payan s’est montré particulièrement incisif après ces différents incidents. « Je demande des comptes, parce que je ne vais pas laisser les choses en l’état. Je veux savoir ce qui s’est passé. Je veux savoir pourquoi, dans cette ville, des gens ont pu impunément casser » , a-t-il déclaré.
« J’avais demandé évidemment par écrit à la préfecture de police qu’il (le commissariat de la police municipale) soit dès hier soir sécurisé, parce qu’on savait parfaitement, il n’y a pas besoin d’avoir fait l’école de guerre pour comprendre que c’est un point stratégique.
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