Alioune Diop, fondateur de Présence Africaine 2 : Alioune Diop, fondateur de "Présence africaine" : une voix qui rassemble
Découvrez le programme des Nuits de France Culture pour un voyage sonore à travers la connaissance et les savoirs. Histoire, littérature, philosophie, cinéma, théâtre, musique, chanson, peinture, photo, grands récits : bienvenue dans un trésor d'archives sélectionnées et éditées avec soin.
Fondateur en 1947 de la revue "Présence africaine", Alioune Diop œuvre pour la reconnaissance et l'émancipation des cultures noires. Ce portrait revient sur son parcours et sur son initiative décisive : le premier Congrès des écrivains et artistes noirs, organisé à la Sorbonne en 1956.
Après-guerre, à Paris, Alioune Diop rassemble autour de lui des écrivains et intellectuels venus d’Afrique, des Caraïbes et des États-Unis. Avec Présence africaine , il veut faire entendre une voix noire dans le monde des idées et redonner aux cultures africaines leur place dans l’histoire. En 1994, Antoine Spire réunit plusieurs témoins pour revenir sur son parcours et son influence dans le deuxième et dernier volet d’un "Profils perdus" qui lui était consacré.
À la fin des années 1940, Alioune Diop fonde la revue puis la maison d’édition Présence africaine . Autour de lui se retrouvent une série de noms prestigieux : André Gide, Jean-Paul Sartre, Léopold Sédar Senghor, Richard Wright, ou encore Georges Balandier. Son ambition est d’abord culturelle : dresser l’inventaire des valeurs et des expériences des peuples noirs, faire connaître leur histoire et combattre leur effacement. En 1956, il organise à la Sorbonne le premier Congrès international des écrivains et artistes noirs. L’événement donne une visibilité nouvelle à cette pensée et contribue au rayonnement de Présence africaine dans les indépendances à venir.
Alioune Diop rassemble des sensibilités et des courants différents autour de la négritude, qu’il conçoit avant tout comme une éthique et une morale de la solidarité. Son originalité tient à cet équilibre entre l’affirmation des particularismes africains et une ouverture constante à l’universel. Cette volonté de dialogue lui vaut aussi des critiques, notamment sur son attitude jugée trop conciliante envers la France. À travers les témoignages réunis par Antoine Spire, ces questions sont abordées pour mieux comprendre celui que le poète René Depestre qualifiait de "Bouddha noir" , "rayonnant de bonté" .
Léopold Sédar Senghor : "La négritude est un message des Noirs à leurs frères des autres races"
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.radiofrance.fr — le contenu appartient à France Culture.