J’ai vu le Dolby Vision 2 pour la première fois et la différence saute aux yeux
Deux exemplaires du même téléviseur Hisense, un seul micrologiciel de différence et des contenus Dolby Vision classiques. La comparaison a pourtant tourné à la démonstration de force. Le nouveau moteur d’image de Dolby apporte davantage d’éclat, de relief et de lisibilité, même si toutes ses promesses sont encore loin d’être disponibles.
Dolby Vision 2 ne demande pas un œil de laborantin pour se faire remarquer. À gauche, un téléviseur Hisense UR9S conservait l’ancien micrologiciel et le Dolby Vision actuel. À droite, le même modèle avait reçu sa mise à jour Dolby Vision 2 Max . Mêmes réglages, même source, mêmes séquences. Il n’a fallu que quelques secondes pour que l’écran de droite paraisse plus dynamique, plus contrasté et surtout plus détaillé.
Je ne suis pas Matthieu Legouge, le spécialiste image et son de Clubic. Mais après près de trente ans de presse tech et quelques milliers d’heures devant des films et des écrans, je sais reconnaître une différence qui dépasse le gain réservé aux sondes. Ici, elle saute clairement aux yeux.
Une réserve s’impose néanmoins. La démonstration était organisée par Dolby et Hisense sur deux téléviseurs présentés comme identiques, mais équipés de firmwares différents. Or, un micrologiciel ne se contente pas nécessairement d’activer le Dolby Vision 2 : il peut aussi modifier des paramètres moins visibles, comme le tone mapping, la gradation locale, la colorimétrie, la compensation de mouvement ou la gestion du capteur de luminosité. Sans mesures instrumentées ni accès à l’ensemble de ces réglages, impossible d’attribuer avec certitude chaque écart observé au seul Dolby Vision 2, la variabilité entre deux dalles pouvant également entrer en jeu. La différence m’a paru nette, mais cette première impression devra donc être confirmée par un test indépendant, idéalement sur un même téléviseur avant et après la mise à jour.
Sur des extraits de F1 : Le Film dans l’application Canal+ , les reflets sur les casques, les panneaux de sponsors et les arrière-plans gagnent immédiatement en présence. Sur un documentaire Netflix commenté par David Attenborough ( Notre Planète ), les zones sombres deviennent plus lisibles sans que l’image paraisse délavée. La dynamique lumineuse progresse, les contrastes prennent du relief et certaines textures ressortent comme si quelqu’un venait de nettoyer mes lunettes. Un « c’est incroyable » finit d’ailleurs par m’échapper.
Le plus convaincant est que ces programmes n’avaient pas été préparés avec les nouveaux outils du Dolby Vision 2. Le téléviseur exploitait simplement mieux leurs métadonnées Dolby Vision existantes sur Canal+ et Netflix. Le nouveau moteur ne transforme donc pas magiquement un ancien master, mais adapte plus finement son affichage.
Tout n’est pas parfait. Les jaunes m’ont parfois semblé trop criards sur l’écran mis à jour, avec un rendu plus TV que cinéma. Or l’image la plus lumineuse gagne facilement une comparaison côte à côte sans être nécessairement la plus fidèle.
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