Les premiers détenus considérés comme "les plus dangereux" sont arrivés à Réau, troisième prison de haute sécurité de France
Gérald Darmanin a annoncé les premiers transferts de détenus à la prison de haute sécurité de Réau en Seine-et-Marne ce jeudi 20 août. Il s'agit du troisième centre pénitentiaire pensé pour accueillir les narcotrafiquants les plus dangereux de France. C'est le troisième centre pénitentiaire dédié aux plus grands narcotrafiquants de France. Le quartier dédié de haute sécurité de la prison de Réau (Seine-et-Marne) a accueilli ses premiers détenus ce jeudi 20 août a annoncé le garde des Sceaux Gérald Darmanin sur X.
"Voilà quelques heures, les premiers détenus ont été transférés dans le nouveau quartier de haute sécurité du centre pénitentiaire de Réau par les courageux agents des Eris de l’administration pénitentiaire et par le GIGN", a-t-il écrit sur le réseau social.
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Créateur et fervent défenseur des prisons spécialisées pour la détention des personnes mises en cause dans le narcotrafic, Gérald Darmanin avait déjà été à l'initiative il y a un an de la création des centres pénitentiaires de haute sécurité de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) puis de celle Condé-sur-Sarthe (Orne). Elles sont "pensées pour stopper l'influence extérieure des détenus les plus dangereux", rappelle le ministre de la Justice.
Le quartier de haute sécurité de Réau remplace une maison centrale au sein du centre pénitentiaire et possède 20 places, les premières en Île-de-France.
Les deux dizaines de détenus seront encadrés par 41 agents et entièrement isolés de l'extérieur: impossibilité d'obtenir un téléphone portable, couverture intégrale des lieux par des dispositifs anti-drones, "parloirs hygiaphones" empêchant tout contact avec leurs proches (à l'exception de leurs enfants mineurs), et très peu d'extractions judiciaires médicales.
Leur arrivée se fait en prévision d'un "procès très important, sur la criminalité organisée, avec 70 à 80 prévenus", avait souligné Gérald Darmanin à la mi-août, pour lequel une grande salle de procès sécurisée sera pour la première fois ouverte dans une enceinte pénitentiaire, à Fleury-Mérogis (Essonne).
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