ZeroBytes, à l'origine du vol de données du fisc, revendique un piratage de données visant l'Education nationale fin juillet
Le 31 juillet, le ministère de l'Education nationale avait annoncé avoir été "victime d'une intrusion frauduleuse dans l'un de ses systèmes d'information".
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Article rédigé par franceinfo France Télévisions Publié le 18/08/2026 16:03 Mis à jour le 18/08/2026 16:20 Temps de lecture : 1min ZeroBytes, le groupe de pirates à l'origine du vol récent de données du fisc , a revendiqué, mardi 18 août sur le réseau social X, un piratage de données visant le ministère de l'Education nationale "il y a quelques semaines". "Je viens d'absorber 346 millions de lignes de chez vous (brutes) il y a de ça quelques semaines. Vous m'aviez détecté, mais vous ne m'avez pas coupé", ont affirmé les pirates sur le réseau social . "Je suis donc resté infiltré sous vos yeux. Un avis à dire là-dessus ?"
Joint par franceinfo, l'entourage du ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, confirme qu'il s'agit de l'attaque qui avait fait l'objet d'un communiqué, le 31 juillet. Ce jour-là, le ministère avait annoncé qu'il avait été "victime d'une intrusion frauduleuse dans l'un de ses systèmes d'information". "Cette intrusion a pu conduire à l'exfiltration de données à caractère personnel concernant un nombre important de ses agents", avait-il ajouté.
"Les données susceptibles d'avoir été exfiltrées concernent les agents du ministère ayant exercé en académie depuis 2001. Il s'agit d'éléments d'identité et d'informations professionnelles – statut et fonctions. Pour une partie d'entre eux s'y ajoutent des coordonnées, adresse postale et numéro de téléphone, ainsi que le numéro de sécurité sociale, avait précisé le ministère fin juillet . Ce système d'information ne contient ni données bancaires, ni mots de passe, ni données relatives aux élèves."
Mardi en milieu d'après-midi, le ministère de l'Education nationale a publié un communiqué au sujet de "l'incident de sécurité" dévoilé le 31 juillet. Le ministère "avait alors déposé plainte contre X auprès du parquet de Paris et saisi l'agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI), ainsi que la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil)" . L'enquête judiciaire se poursuit et "l'ensemble des personnels susceptibles d'être concernés ont été informés individuellement" , précise le communiqué.
"Des publications intervenues hier font état de la mise en ligne de ces données et revendiquent la détention de données relatives à des élèves. Le ministère poursuit ses expertises techniques afin d'établir la nature exacte et l'étendue des données exfiltrées", ajoute cette même source, précisant que le ministère mène "un plan de renforcement de la sécurité de ses systèmes d'information" .
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