Pour échapper à l’apocalypse, les ultra-riches ont un plan : un ranch en Argentine
Un groupe de riches entrepreneurs de la tech a transformé un ranch perdu dans l’extrême ouest argentin en refuge post-apocalyptique. Le plus loin possible des puissances nucléaires, il devrait, à terme, devenir autosuffisant, et même créer leur propre Internet restreint, raconte l’envoyé spécial sur place du “Financial Times”.
Au pied des Andes, sur un vaste domaine au terrain accidenté, grand comme cinq fois Manhattan, un groupe d’entrepreneurs se prépare à la fin du monde.
Depuis deux ans, des maisons en préfabriqué, des dômes géodésiques et une piste d’atterrissage ont surgi dans ce coin perdu de l’extrême ouest argentin, à Wamani, à une heure de route (de terre) du village le plus proche.
Loin des grandes puissances nucléaires de la planète, mais non loin des abondantes réserves pétrolières de la Patagonie et des plaines fertiles de la province viticole de Mendoza : Wamani est l’endroit le plus susceptible de survivre à l’apocalypse – en tout cas, c’est l’analyse faite par l’entrepreneur de la tech argentino-espagnol Martín Varsavsky.
“Nous sommes déjà en pleine troisième guerre mondiale, les lignes de bataille sont déjà tracées”, nous dit-il par téléphone, alors qu’il est en déplacement professionnel à San Francisco. Le conflit oppose d’un côté la Russie, la Chine, la Corée du Nord et l’Iran, et de l’autre, précise-t-il, “tout le reste du monde ou presque”. “Avoir un refuge, c’est impératif”, ajoute-t-il.
Varsavsky n’est pas, de loin, le premier super-riche à prendre ses dispositions pour se préparer à une guerre nucléaire, une catastrophe climatique ou un effon
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Fondé en 1888 sous le nom de London Financial Guide, un journal de quatre pages destiné “aux investisseurs honnêtes et aux courtiers respectables”, le Financial Times est aujourd’hui le quotidien financier et économique de référence en Europe. Il n’y a pas une institution financière ou banque digne de ce nom qui ne reçoive un exemplaire de ce journal britannique immédiatement reconnaissable à son papier rose saumon. Racheté par le groupe japonais Nikkei en 2015, le “journal de la City” voit son nombre d’abonnés à l’édition papier s’éroder peu à peu, mais a dépassé 1 million d’abonnés numériques en 2022. Plus de la moitié de l’ensemble de ses abonnés résident hors du Royaume-Uni. Plus de 600 journalistes répartis dans plus de 40 pays collaborent au titre.
Article réservé aux abonnés États-Unis. Comment se préparer à l’apocalypse quand on est de gauche ?
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