Redressements et liquidations d’entreprises en Sarthe : « Une augmentation de 20 % »
Le Maine Libre : De nombreux dossiers sont passés devant le tribunal des activités économiques (TAE) du Mans dès début septembre. Est-ce une activité habituelle pour une rentrée ?
Christian Bagnaud, président du tribunal des activités économiques du Mans : « L’activité de cette rentrée est très forte, plus forte qu’en 2025 et 2024. Nous avons ouvert 21 dossiers rien qu’à l’audience du mardi 1 er septembre (les audiences ont lieu chaque mardi, N.D.L.R.). On s’oriente vers 70-80 dossiers pour ce mois de septembre. Nous en avions 60 en 2025 et 45 en 2024. On est sur une augmentation de 20 % ».
« Il y a un flot de dossiers arrivant de l’Urssaf et de la MSA (Sécurité sociale agricole), en lien avec la fin du « quoi qu’il en coûte » en 2022. Ces institutions assignent les entreprises pour une mise en redressement judiciaire, après des cessations de paiements (non-paiement de créances plus de 45 jours après la mise en demeure, N.D.L.R.). Nous ferons même prochainement une audience spécialement dédiée à l’Urssaf avec douze dossiers. Il ne faut pas critiquer cette démarche d’assignation, c’est plutôt salutaire pour l’économie. À un moment donné, il faut arrêter l’hémorragie, pour permettre au circuit économique de rester équilibré et pour protéger les autres, plutôt que de laisser une entreprise faire travailler...
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