Espagne. Un salarié parti un mois entier en vacances sans accord écrit est licencié à son retour
La Cour supérieure de justice de Navarre a confirmé le bien-fondé du licenciement pour motif disciplinaire de ce salarié, qui avait 9 ans d'ancienneté, après avoir prolongé ses congés d'été de 17 jours supplémentaires pour voyager en Équateur.
Ce salarié espagnol va sûrement regretter son séjour en Equateur... Il vient de voir son licenciement confirmé devant la justice après avoir pris un mois entier de vacances à l'été 2025, selon le quotidien NoticiasTrabajo.
La Cour supérieure de justice de Navarre a confirmé le bien-fondé du licenciement pour motif disciplinaire de ce salarié, qui avait 9 ans d'ancienneté, après avoir prolongé ses congés d'été de 17 jours supplémentaires pour voyager en Équateur, sans pouvoir justifier d'une autorisation écrite de l'entreprise.
L'employé soutenait que son supérieur lui avait donné un accord verbal et a tenté d'obtenir une réduction de la sanction en faisant valoir que son père, employé dans la même entreprise, s'était vu infliger une suspension de 60 jours, avec privation de salaire, pour des absences similaires.
L'entreprise établissait chaque année un calendrier de congés collectifs. Pour l'été 2025, les périodes fixées s'étendaient du 7 au 18 juillet et du 18 au 29 août. Le salarié en question s'est rendu en Équateur du 8 juillet au 11 août 2025. Bien qu'il ait discuté de ses congés avec son supérieur en juin, l'autorisation de les prendre de manière continue n'avait pas été établie.
Le 22 juillet, l'entreprise avait engagé une procédure disciplinaire après avoir constaté que l'homme ne s'était pas présenté au travail le lundi 21 juillet, date prévue pour son retour. Deux jours plus tard, ce dernier a répondu par mail, affirmant que son supérieur l'avait verbalement autorisé à prendre des congés jusqu'au 12 août -à compenser par des heures supplémentaires- et a joint ses billets d'avion.
Le 13 août, l'entreprise lui a notifié son licenciement pour motif disciplinaire avec effet immédiat, en raison de 17 jours d'absence injustifiée et d'une violation de la bonne foi contractuelle entraînant une perte de confiance, en se fondant sur l'article 54 du Statut des travailleurs.
Le salarié a tenté de contester la décision devant le tribunal, mais n'a pas eu gain de cause.
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