Garde alternée : deux semaines impaires de suite entre 2026 et 2027, quelle organisation pour les parents séparés ?
Hasard du calendrier, exceptionnellement, deux semaines impaires vont se succéder entre 2026 et 2027. La semaine 53 s’achève ainsi le 3 janvier 2027. Suit logiquement la semaine 1 qui débute le 4 janvier. Anecdotique pensez-vous ? Pas forcément. Les semaines paires et impaires sont souvent des repères dans l’organisation familiale, notamment en cas de garde alternée établie après la séparation d’un couple de parents. La particularité de cette fin d’année peut donc créer des malentendus : le « titulaire » de la semaine impaire doit-il garder les enfants deux semaines de suite ? L’autre parent peut-il légitimement demander que l’alternance soit respectée ?
Clémence Barré, médiatrice familiale à l’association Montjoie, à Sargé-lès-Le Mans relativise d’emblée. Cette situation arrive en plein cœur des vacances de Noël. Pour la plupart des familles, cette période est anticipée. Il y a souvent une organisation spécifique établie aux vacances de Noël : soit les parents se disent, peu importe les vacances, on continue à s’organiser une semaine sur deux ; ou alors ils s’arrangent pour que les fêtes de Noël se passent une année sur deux chez l’un ou l’autre. Dans ce cas, c’est déjà prévu explique la professionnelle.
Néanmoins, pour les anciens couples qui souhaitent maintenir la répartition des semaines paires ou impaires même pendant les vacances scolaires , des tensions peuvent survenir. Celui qui aura la semaine impaire de fin d’année va enchaîner, selon le jugement ou la convention, sur la première semaine de janvier qui est également impaire illustre Clémence Barré. Sur ce cas, les parents vont sans doute se poser des questions, car le jugement précise aussi que l’enfant demeure une semaine sur deux chez l’un ou l’autre parent. Si ce n’est pas trop conflictuel, ils vont trouver une solution. Si ça l’est, il peut y avoir un malentendu avec l’un qui dit, « c’est ma semaine » et l’autre « oui, mais c’est une sur deux, etc. » C’est ce genre de conflit qui peut apparaitre, j’espère à la marge », détaille Clémence Barré qui n’a, en ce début septembre, pas encore été sollicitée à ce sujet, contrairement à l’une de ses consœurs de l’association UDAF72, contactée à une reprise pour ce motif.
Les parents restent libres de s’organiser pour leur enfant et leur famille. Tant que la décision est prise ensemble.
En basculant en 2027, les parents peuvent ainsi faire le choix de garder l’alternance stricte. Alors, l’attribution des semaines paires et impaires sera inversée. Tant que tout le monde est d’accord, il n’y a pas besoin de suivre le jugement. Ce qui cadre les décisions parentales, rappelle Clémence Barré, c’est l’autorité parentale conjointe. Même s’il y a un jugement, il s’applique toujours « sauf meilleur accord des parents . Il n’y a donc pas besoin d’une décision de justice pour trouver une autre solution. Les parents restent libres de s’organiser pour leur enfant et leur famille. Tant que la décision est prise en commun.
Néanmoins, s’il y a un désaccord, seule la justice peut trancher. « Sachant, pour ce cas précis, que pour la fin d’année il n’y aura pas de décision car le délai d’attente s’élève à 18 mois » prévient Clémence Barré.
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