Deux scrutins régionaux à haut risque pour le chancelier Friedrich Merz en Allemagne, une nouvelle avancée de l'AfD attendue
Près de quatre millions d'électeurs allemands se rendent aux urnes ce dimanche 20 septembre pour deux scrutins régionaux où les avancées de l'extrême droite et de la gauche radicale pourraient provoquer de nouvelles secousses à Berlin et affecter le chancelier Friedrich Merz , déjà très fragilisé.
Les bureaux de vote à Berlin et en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (nord-est) seront ouverts de 8h à 18h, heure à laquelle les premières estimations doivent être publiées.
Friedrich Merz, 70 ans, a convoqué une réunion de crise de son parti conservateur, la CDU, juste après l'annonce des premiers résultats. Anticipant d'éventuelles répercussions du vote, il a annulé son déplacement prévu à New York pour l'Assemblée générale des Nations unies.
Le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD), pro-Trump et proche de Moscou, avait infligé il y a deux semaines une défaite retentissante à sa CDU dans le Land de Saxe-Anhalt, également dans la partie orientale du pays, son bastion.
Un revers électoral alors que la popularité du chancelier est au plus bas et qu'il peine à adopter les réformes économiques promises avec ses partenaires de coalition sociaux-démocrates.
Selon les sondages, l'AfD devrait enregistrer de nouveaux gains dimanche, mais moins spectaculaires qu'en Saxe-Anhalt, où il ne lui manque que quelques sièges pour obtenir une majorité absolue.
Mercredi, huit chefs d'exécutifs conservateurs de régions ont déclaré que l'Allemagne avait besoin "plus que jamais de stabilité". Sans pour autant nommer le chancelier.
Dans le land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, sur la mer Baltique, le parti conservateur n'est qu'un spectateur du duel entre le SPD de la présidente de région, la populaire Manuela Schwesig, et l'AfD.
L'extrême droite est créditée de 37% d'intentions de vote, le SPD de 35%, tandis que la CDU est complètement distancée, dangereusement proche des 5% nécessaires pour être représentée au Parlement régional.
Un effondrement de la CDU sous ce seuil serait une première historique et un nouveau désaveu pour Friedrich Merz.
Dans la ville-État de Berlin, la situation est bien différente mais également tendue pour la CDU, dont l'actuel maire est issu, et qui est au coude-à-coude avec la gauche radicale Die Linke (autour de 20% chacun). Les deux étant talonnés de près par l'AfD (18%).
Une défaite de la CDU y constituerait un nouveau camouflet pour le chancelier - d'autant plus s'il est infligé par Die Linke, qui reproche au "chancelier de l'austérité" de démanteler l'État-providence.
Kermesse, mobylette et discours xénophobe: la méthode d’Ulrich Siegmund, nouveau visage de l’extrême droite allemande 18:05 Au pouvoir depuis seize mois, Friedrich Merz avait promis de relancer l'économie nationale en stagnation, de réarmer le pays pour dissuader une Russie hostile et de contenir l'immigration irrégulière pour regagner les électeurs passés à l'AfD.
Si certains dossiers ont avancé, cela n'a pas freiné la progression de l'AfD, désormais en tête des sondages au niveau national. Et la cote de popularité personnelle de Friedrich Merz oscille juste au-dessus des 10%, plombée par plusieurs gaffes ou propos qui ont pu heurter.
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