Présidentielle 2027 : Bruno Le Maire publie « un manifeste pour une autre France »
L’ ex-ministre de l’Économie Bruno Le Maire a publié ce dimanche un manifeste d’une soixantaine de pages « pour une autre France », un texte « d’un homme libre » qui veut « lancer le débat sur la France que nous voulons » à l’occasion de la campagne présidentielle à laquelle il n’exclut pas de participer.
Pour l’ancien ministre, en retrait de la politique depuis deux ans, il y a trois priorités : « l’autorité », « la prospérité », « la souveraineté ».
Sur l’autorité, « l’État doit restreindre le champ de son action à la sécurité du territoire, à la protection des personnes, à l’Éducation et à la Santé. Tout le reste doit être délégué » , juge-t-il.
Sur la prospérité, « nous devons rompre avec cette idée fausse, que nous pourrions travailler moins et gagner plus » . Selon lui, « nous payons aujourd’hui les choix faits sur les retraites en 1981. Les 1 000 milliards de dette, qui sont désormais 1 300, et qui seront demain beaucoup plus encore, sont le produit de cet aveuglement ».
Sur la souveraineté, comme « le destin de la France et le destin de l’Europe ne font plus qu’un », il plaide pour une fédération d’États nations à 6 (France, Allemagne, Italie, Espagne, Pologne, Pays-Bas) qui « définira un nombre restreint de politiques publiques sur lesquelles les nations membres décideront de mettre leurs ressources en commun » et « disposera du poids politique pour imposer ses vues » à l’UE.
Dans Le Parisien Dimanche , l’ancien ministre juge « qu’une crise globale des dettes souveraines est possible » avec la remontée en cours des taux d’intérêt.
« Nous avons quelques mois, au plus, pour prendre les décisions nécessaires » , avertit-il en prônant la désindexation des pensions de retraite, des aides sociales et du barème de l’impôt sur le revenu.
« Sur le long terme, nous avons besoin de trois décisions : une règle constitutionnelle sur la bonne tenue des comptes, une réforme des retraites avec un âge légal de départ à la retraite à 65 ans et une part de capitalisation, de la souplesse dans le recrutement des fonctionnaires » , estime-t-il.
Il propose également « de basculer le financement de notre modèle du travail sur la consommation par une augmentation de 2 à 3 points du taux de TVA ». « En contrepartie, les charges salariales baisseront et le salaire net augmentera », écrit-il, se disant favorable à « une augmentation immédiate du Smic ».
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