Le chancelier allemand Friedrich Merz fait face une nouvelle fois à des scrutins à haut risque lors d'élections locales
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Deux votes, à Berlin et dans la région de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, pourraient mettre en difficulté la CDU, le parti conservateur.
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Article rédigé par franceinfo avec AFP France Télévisions Publié le 20/09/2026 11:33 Mis à jour le 20/09/2026 11:53 Temps de lecture : 1min Un nouveau test électoral pour le chancelier allemand. Près de quatre millions d'électeurs allemands sont appelés aux urnes dimanche 20 septembre pour deux scrutins régionaux où les avancées de l'extrême droite et de la gauche radicale pourraient provoquer de nouvelles secousses à Berlin et affecter Friedrich Merz, déjà très fragilisé .
Les bureaux de vote à Berlin et en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (nord-est) ont ouvert à 8 heures locales (6 heures GMT) et le scrutin se déroulera jusqu'à 18 heures, heure à laquelle les premières estimations doivent être publiées. Friedrich Merz, 70 ans, a convoqué une réunion de crise de son parti conservateur, la CDU, qui se tiendra juste après l'annonce des premiers résultats. Anticipant d'éventuelles répercussions du vote, il a annulé son déplacement prévu à New York pour l'Assemblée générale des Nations unies.
Le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD), pro-Trump et proche de Moscou, avait infligé il y a deux semaines une défaite retentissante à la CDU dans le Land de Saxe-Anhalt , également dans la partie orientale du pays, son bastion. Un revers électoral alors que la popularité du chancelier est au plus bas et qu'il peine à adopter les réformes économiques promises avec ses partenaires de coalition sociaux-démocrates. Selon les sondages, l'AfD devrait enregistrer de nouveaux gains dimanche, mais moins spectaculaires qu'en Saxe-Anhalt, où il ne lui manque que quelques sièges pour obtenir une majorité absolue.
Dans le land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, sur la mer Baltique, l'extrême droite est créditée de 37% d'intentions de vote, les sociaux-démocrates du SPD de 35%, tandis que la CDU est complètement distancée, frôlant dangereusement les 5% nécessaires pour être représentée au Parlement régional. Un effondrement de la CDU sous ce seuil serait une première historique et un nouveau désaveu pour Friedrich Merz.
A Berlin, la situation est bien différente mais également tendue pour la CDU, dont est issu le maire actuel et qui est au coude-à-coude avec la gauche radicale de Die Linke (autour de 20% chacun). Les deux sont talonnés par l'AfD (18%). Une défaite de la CDU y constituerait un nouveau camouflet pour le chancelier, d'autant plus s'il est infligé par Die Linke, qui reproche au "chancelier de l'austérité" de démanteler l'Etat-providence.
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