Camille Cottin et Romain Duris face au vertige du nucléaire dans « Rembrandt »
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Et Claire soudain vit clair. Bouleversée lors d’une visite à la National Gallery par trois toiles de Rembrandt, Claire (Camille Cottin), physicienne dans le nucléaire comme son mari (Romain Duris), remet en question son métier et l’avenir auquel elle contribue.
L’idée singulière de mêler le syndrome de Stendhal et l’aveuglement collectif face au dérèglement climatique et à la dangerosité de l’énergie atomique n’étonne guère de la part de l’ambitieux Pierre Schoeller (« l’Exercice de l’Etat »).
Si les changements de régime de mise en scène, les basculements de ton et de point de vue laissent parfois perplexe, « Rembrandt » ne cesse d’interroger, de stimuler, envoûte même à son meilleur (élégantes séquences au musée). La force d’incarnation des comédiens, Camille Cottin en tête, dont le rôle rappelle celui d’Ingrid Bergman dans « Europe 51 », n’y est pas pour rien.
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