Guerre au Moyen-Orient : l’Iran maintient la pression sur Ormuz, Washington redoute une escalade… Les dernières infos
Alors que la guerre déclenchée fin février entre l’Iran et les États-Unis se poursuit, Téhéran affirme avoir de nouveau transmis ses conditions pour la réouverture du détroit d’Ormuz. Dans le même temps, Washington s’inquiète d’une possible escalade après des attaques revendiquées par les Houthis contre l’Arabie saoudite, tandis que la diplomatie s’active avant l’Assemblée générale de l’ONU.
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Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a quitté Téhéran dimanche soir à destination de New York pour participer à l’Assemblée générale des Nations unies. Selon l’agence officielle Irna, il doit effectuer auparavant une escale à Doha afin de mener des consultations avec les autorités qataries sur les derniers développements régionaux.
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Le Qatar joue un rôle de médiateur entre Téhéran et Washington. Les États-Unis ont annoncé cette semaine avoir autorisé la délégation iranienne, y compris le président Massoud Pezeshkian, à participer aux travaux de l’ONU malgré le conflit en cours.
Téhéran a indiqué avoir de nouveau transmis aux États-Unis, par l’intermédiaire de médiateurs, ses conditions pour permettre la réouverture du détroit d’Ormuz, dont le trafic demeure fortement perturbé depuis le début de la guerre. Selon les responsables iraniens, ces exigences comprennent la fin des hostilités sur tous les fronts, le déblocage des fonds iraniens gelés et la levée du blocus naval américain.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé qu’il était impossible de revenir à la situation antérieure tant que ces conditions ne seraient pas remplies. Le général Mohsen Rezaï a également averti que l’Iran se considérait désormais mieux préparé à une éventuelle reprise des hostilités et a menacé de nouvelles frappes contre les intérêts américains dans la région en cas d’escalade.
Les États-Unis ont fait part de leur crainte d’une « escalade rapide » au Moyen-Orient après de nouvelles attaques revendiquées par les rebelles houthis du Yémen contre l’Arabie saoudite. Samedi, de fortes explosions ont été entendues à Ryad. Les Houthis affirment avoir visé des « sites sensibles » dans la capitale saoudienne ainsi que des installations du géant pétrolier Aramco à Yanbu, sur la mer Rouge. La coalition menée par Ryad assure pour sa part avoir intercepté les projectiles. Le département d’État américain a souligné que le conflit risquait de franchir un nouveau palier, tandis que Washington a restreint les déplacements de ses fonctionnaires vers certaines zones du royaume saoudien.
La reprise des hostilités entre les Houthis et l’Arabie saoudite continue d’avoir des répercussions économiques. Selon les dépêches, les combats ont perturbé le trafic maritime et les exportations saoudiennes de pétrole. Les Houthis contrôlent désormais l’ensemble du littoral yéménite bordant la mer Rouge, renforçant leur emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb.
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