La croix du Christ sauve. Commentaire de l’Évangile du lundi 14 septembre
Le mois de septembre voit se déployer de manière différente la fête de la croix glorieuse que les catholiques célèbrent aujourd’hui. Dans le monde orthodoxe y compris oriental, c’est une très grande fête. Elle se vit intensément dans L’Église éthiopienne orthodoxe. Ce jour-là, les fidèles allument dehors un grand feu de joie. Selon la tradition, ce feu commémore comment, à la lumière de flammes, la reine Hélène, mère de Constantin, trouva la Croix de Jésus (IVe). Aujourd’hui encore, la ferveur populaire est une action de grâce pour le don que Dieu fait au monde en la personne de Jésus, mort et ressuscité.
La liturgie catholique donne hautement du sens à cette fête en nous offrant de lire l’Évangile de Jean. Jésus dialogue longuement avec Nicodème venu de nuit pour parler avec le Maitre. Pour l’évangéliste l’Heure c’est la croix. Jésus en parle comme d’une élévation. Ceci est paradoxal car sur la croix le Fils de l’homme est plus bas que tout. Sur ce lieu de torture, en son Fils, Dieu offre son amour à tous pour casser la haine et la violence. Dans ce lieu d’abaissement Le Tout Autre est désarmé. Il se laisse approcher pour que tout homme, toute femme puisse s’ouvrir à son éternité d’amour.
Des Églises protestantes citent souvent cet extrait comme la récapitulation de la révélation en Christ. Avec tous nos frères et sœurs chrétiens, accueillons cet amour fou de Dieu. Il le propose à chacun, y compris au prix de la mort.
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