Crue dévastatrice au Népal : qui sont les quatre Français toujours portés disparus ?
Près de 3 000 personnes sont portées disparues après les crues soudaines et des glissements de terrain qui ont frappé à la frontière entre le Népal et sur le territoire chinois du Tibet, mercredi 26 août 2026. Parmi elles, quatre ressortissants français : trois femmes et un homme. Leurs noms figurent sur une liste publiée jeudi par le ministère du Tourisme népalais. « L’ambassade de France à Katmandou est en lien avec les autorités locales pour tenter de les retrouver. Les équipes du Centre de crise et de soutien sont en contact avec les familles de nos ressortissants », a déclaré le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères.
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Selon les informations de Franceinfo , il s’agit de deux femmes de 35 et 47 ans, et d’un homme de 46 ans. La quatrième personne disparue a été identifiée au nom de Kateryna Duzenko, une Franco-Ukrainienne âgée de 38 ans. Selon le média, trois d’entre eux faisaient partie d’un groupe de 80 voyageurs et se trouvaient au bureau de l’immigration, à la frontière avec le Tibet, lors de la crue.
Ces trois Français participaient à un pèlerinage, sous l’égide de la fondation Isha, une organisation spirituelle. Ils étaient enregistrés dans l’agence de voyages Trekker’s Society, une entreprise qui propose à ses clients des expéditions au Népal et au Tibet, notamment au mont Kailash, dans l’Himalaya. Ce pic de 6 638 mètres en forme de pyramide est sacré aux yeux des Hindous et des Bouddhistes tibétains.
Le leader de cette organisation spirituelle Isha a publié, mercredi soir, une vidéo sur le réseau social Instagram , où il expliquait que le guide du groupe restait injoignable, relaie Franceinfo .
La Franco-Ukrainienne était, elle, enregistrée dans une autre agence, Discovery Himalayan Treks, confirme le média. Ses proches ont lancé un avis de recherche, rapporte la radio RMC , qui s’est entretenue avec le père Patrick Debois, président de Yahad-In Unum, une association française créée pour localiser les sites de fosses communes des victimes juives et roms assassinées par les nazis en Europe de l’Est durant la Seconde Guerre mondiale, dont faisait partie la jeune femme.
Cette dernière avait quitté l’association depuis deux ans, précise le prêtre. « Elle travaillait dans une boulangerie à Paris pour gagner un peu de sous et financer ses voyages. C’était la deuxième fois qu’elle partait au Népal pour notamment réaliser des randonnées », explique-t-il.
« Elle a téléphoné à sa mère une dernière fois avant la catastrophe, et depuis plus rien […]. Elle peut être vivante… Mais il y a 99 % de chance que non. Tout son groupe de randonnée ne répond plus, y compris leur guide », raconte-t-il à RMC .
Selon les derniers bilans, un total de 633 corps – 626 côté népalais , 7 sur le territoire chinois du Tibet – ont été exhumés depuis mercredi de l’épaisse couche de boue et des décombres des nombreux bâtiments, routes, ponts et chantiers balayés par la vague. Près de 3 000, au total, sont toujours portées disparues.
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