Porter l’amour jusqu'au cœur de la douleur. Commentaire de l’Évangile du mardi 15 septembre
« Miracle » de la liturgie catholique : d’un jour à l’autre, elle nous fait passer du début, à la fin de vie de Jésus. Au commencement de son ministère, le Maître dialogue avec Nicodème venu le trouver de nuit. En fin de parcours, le supplice est arrivé. Un mot est commun à ces deux moments : la croix !
Pour l’Évangile de Jean, l’Heure de la révélation est arrivée. Près de la croix se tiennent les fidèles jusqu’au bout : des femmes dont Marie de Magdala, la mère de Jésus et le disciple que Jésus aimait. Marie, jamais nommée ainsi, est toujours appelée la mère dans cet Évangile. Par le désir de son fils, elle naît comme disciple aux noces à Cana (Jn 2). Le disciple que Jésus aimait dont le prénom n’apparaît jamais, est le témoin fidèle. Il est la figure exemplaire de celui qui a compris le Maître. Sur la croix, Jésus n’a que sa souffrance à offrir. Le message d’amour qu’il a confié à ses disciples au moment du lavement des pieds (Jn 13) est redit ici à ses très proches. Cet amour est leur force de mère et de fils. C’est dans leur hospitalité réciproque qu’ils auront à poursuivre leur chemin de disciples.
Aujourd’hui encore, comme témoins, nous ne pouvons faire fi ni de la croix ni de l’amour à accueillir et à donner. C’est tellement essentiel pour Jésus que même au cœur de la douleur il a le courage de donner encore tout ce qui fait sa vie : « Aimez-vous comme je vous ai aimés »
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