« Dodo la Saumure », proxénète rendu célèbre par l’affaire DSK, est mort à l’âge de 77 ans
Dominique Alderweireld, alias « Dodo la Saumure », devenu célèbre après avoir comparu dans une affaire de proxénétisme impliquant en 2015 l’ancien directeur général du FMI, le Français Dominique Strauss-Kahn , est décédé, a appris l’ AFP , ce mardi 25 août 2026, auprès de son entourage. Son ancien avocat en France, Sorin Margulis, a confirmé ce décès, citant l’ex-compagne du proxénète, Béatrice Legrain.
Souffrant d’insuffisance cardiaque, Dominique Alderweireld est mort à Tournai, en Belgique, à l’âge de 77 ans. De nationalité française et tenancier de maisons closes en Belgique , il avait été propulsé sur le devant de la scène médiatique française pour ses liens présumés avec l’ex-patron du FMI.
« Dodo la Saumure » avait été condamné par une cour d’appel belge à une peine de cinq ans avec sursis pour proxénétisme, en 2014.
Accusé de proxénétisme aggravé dans le procès dit du Carlton à Lille, un hôtel où plusieurs notables avaient profité de services de prostituées, il a finalement été relaxé dans cette affaire , tout comme Dominique Strauss-Kahn.
Personnage haut en couleur, Dominique Alderweireld (Dominique « d’un autre monde » en flamand), se définissait à la veille de son procès aux côtés de DSK en 2015, comme un « souteneur » toujours prêt à aider ses « filles » plutôt qu’un vulgaire proxénète.
Dominique Alderweireld est né à Annoeullin dans le nord de la France le 5 février 1949. Dans son ouvrage Moi, Dodo la saumure, il dit avoir traversé une « enfance difficile » dans différentes localités du département du Nord.
Au tournant des années 2000, il se lance dans le business des bars à hôtesses en Belgique. Il voit alors dans la région lilloise « un réservoir d’un million d’habitants qui n’a qu’à traverser la frontière pour se dégourdir le poireau ».
Il acquiert alors véritablement son sobriquet de « Dodo la Saumure », du nom de la préparation saline dans laquelle trempent les maquereaux, surnom argotique des proxénètes.
Jamais à court de provocations, il avait appelé un de ses clubs « DSK » (pour Dodo Sex Klub ou Dodo Saumure Klub) à Blaton, près de la frontière française, fermé fin 2014. Il a toutefois toujours juré n’avoir jamais rencontré l’ancien patron du FMI.
Il a terminé sa vie dans la misère, annonçant même, en juin dernier sur les réseaux sociaux, être désormais à la rue.
Il a par la suite été hospitalisé à Tournai, près de la frontière française, où il est décédé dans la nuit de lundi à mardi, selon Me Margulis.
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