Les inconnus de l’histoire - Alexandre Yersin 3/3 : Comment Alexandre Yersin a-t-il découvert le bacille de la peste ?
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Alexandre Yersin, inconnu du grand public, est le bactériologiste qui a mis fin à l’un des plus grands mystères de la médecine ! Il découvre en 1894 à Hong Kong le bacille de la peste, qui porte d’ailleurs son nom : Yersinia pestis. En 1982, une série des "Inconnus de l’histoire" lui est consacrée.
Historienne, spécialiste de l'histoire de la peste et d'autres maladies infectieuses
Le nom d’Alexandre Yersin ne vous dira sans doute rien. Comme beaucoup de scientifiques dont le travail à marqué l’histoire de leur discipline, son nom est tombé dans un oubli relatif. Inconnu du grand public, c’est pourtant lui qui met fin à l’un des plus grands mystères de la médecine et de l’histoire des épidémies en découvrant en 1894 à Hong Kong le bacille de la peste, qui porte d’ailleurs son nom : Yersinia pestis.
La lutte, la course entre la science et la maladie, voilà le sujet de ce troisième épisode d’une série des "Inconnus de l’histoire" de Jean Montalbetti consacré à Alexandre Yersin. On y entend le microbiologiste Henri Mollaret ainsi que l’historienne spécialiste de la peste Jacqueline Brossollet, dans une émission diffusée pour la première fois le 8 janvier 1982 sur France Culture.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là : quatre ans plus tard, Paul-Louis Simond théorise et prouve le rôle prépondérant des ectoparasites, notamment des puces, dans la transmission d’une maladie dont on faisait porter la responsabilité exclusive aux rats. Ces découvertes permettent enfin à la médecine de s’armer face à la peste, pour laquelle il n’y avait aucune vraie réponse thérapeutique jusqu’alors.
La focalisation sur les ectoparasites et la désinsectisation permet de prévenir la contamination, et on peut aujourd’hui guérir de n’importe quelle forme de la peste si le traitement est administré assez tôt dans le processus d’inoculation.
Mais il n’y a pas que la science qui progresse : des nouvelles souches de Yersinia pestis, prélevées notamment lors de l’épidémie de 2017 à Madagascar, font preuve d’une résistance accrue aux traitements antibiotiques.
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